Avertisseur ou détecteur de radars : une nuance qui peut coûter cher…

Ce n’est pas une nouveauté, certaines lois tiennent de l’absurde. Celle de la différence entre avertisseur de radars et détecteur de radars n’en est qu’un exemple de plus.

Avertisseur de radar Coyote

A la base, il est vrai que les deux appareils n’induisent pas du tout la même chose.

Un avertisseur de radars fonctionne conjointement avec un système GPS, et avec la bénédiction des forces de l’ordre : c’est à partir d’une liste d’emplacement de radars et de points de contrôle fournie par la police elle-même que fonctionne l’avertisseur de radar. Par conséquent, la police reste maîtresse des données qu’elle fournit.

Le détecteur de radars, en revanche, se passe de la participation de la police. Il détecte les ondes émises par les radars – fixes ou mobiles, « déclaré » par la police ou non. Il existe également des antiradars qui se chargent, eux, de brouiller les ondes de radars sur leur passage.

La différence de fonctionnement entre les deux appareils justifie donc a priori la légalité de l’un et l »illégalité de l’autre. Sauf qu’il faut tout de même une bonne dose de mauvaise foi pour réussir à ignorer que les avertisseurs de radars sont généralement agrémentés d’un réseau collaboratif qui les rendent finalement beaucoup plus efficaces que les détecteurs de radars…

Actuellement, les détecteurs de radars sont en effet de moins en moins efficaces, car ils sont utiles pour détecter une fréquence unique, mais dépassés avec les nouveaux modèles de radars à balayage de fréquence, et complètement obsolètes avec les radars laser. Avec un avertisseur de radar collaboratif en revanche, il suffit qu’un seul conducteur soit flashé pour que l’ensemble du réseau soit averti de l’emplacement exact du radar…

Quoi qu’il en soit, les détecteurs de radars sont tout de même dans le collimateur de la gendarmerie nationale. Qui a lancé en début de mois une grande opération anti détecteurs de radars. Actuellement, et selon AutoPlus, 600 acheteurs ont déjà été démasqués. Leur matériel a normalement dû faire l’objet d’une saisie, et tous seront convoqué au tribunal. La détention et l’utilisation d’un détecteur de radar constituent une infraction de 5e classe, qui équivaut à un retrait de 2 points sur le permis et jusqu’à 1500 euros d’amende. Si le tribunal décidait de faire un exemple, les contrevenants pourraient en outre faire l’objet d’une suspension de permis pour une durée maximale de 3 ans, et voir leur véhicule saisi.

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