Après avoir rencontré les patrons des deux constructeurs nationaux pendant l’été, Dominique Bussereau leur a, en revanche, suggéré de livrer leurs modèles avec un éthylotest électronique simple qui permet à chacun de s’autotester, librement, avant de partir. L’éthylotest anti-démarrage, lui, empêche carrément le moteur de démarrer s’il décèle un excès d’alcool dans l’haleine. Il prend son sens dans un contexte d’alternative à la sanction ou de réhabilitation de personnes sanctionnées pour conduite sous influence de l’alcool et est souvent complété par un suivi médical.

En France, le comité de Haute-Savoie de l’association Prévention Routière le teste à titre expérimental sous la direction du docteur Mercier-Guyon, son président. A l’étranger, d’autres s’y sont de même intéressés, notamment certains Etats des Etats-Unis et provinces canadiennes. En Australie, l’Etat de Victoria est désormais du nombre. Les tribunaux peuvent y contraindre les conducteurs pris avec une alcoolémie élevée (supérieure à 1,5 g/litre) ou récidivistes à recourir à l’éthylotest anti-démarrage lorsqu’ils retrouvent le droit de conduire après une annulation de leur permis.

En Suède, enfin, le constructeur Volvo croit à "l’alcolock". Au point d’avoir décidé de le proposer en option, dès l’année prochaine, sur ses voitures. Dans un premier temps, le constructeur scandinave compte non sur le marché des particuliers mais sur celui des voitures de fonction, des parcs de location ou des taxis.

Source : La Prévention Routière - News Press 24/10/2007