Partager sa voiture pour un trajet, c'est moins de frais, moins de voitures sur la route et souvent un trajet plus agréable. Le covoiturage s'est installé dans les habitudes, pour les longues distances comme pour aller au travail. Voici comment ça marche, ce que vous pouvez demander, et les points à connaître côté frais et assurance.

C'est quoi, le covoiturage ?

Le covoiturage, c'est l'utilisation d'une même voiture par un conducteur et un ou plusieurs passagers qui font le même trajet. Le principe, c'est le partage des frais, l'essence et le péage par exemple, pas de gagner de l'argent. C'est ce qui le distingue d'un taxi ou d'un VTC, où le conducteur est rémunéré.

On distingue souvent deux usages. Le covoiturage longue distance, pour les trajets entre villes, et le covoiturage du quotidien, surtout pour les déplacements domicile-travail, plus courts et réguliers.

Comment trouver un covoiturage ?

La plupart des trajets se trouvent via des plateformes et des applications. Pour les longues distances, c'est BlaBlaCar qui domine. Pour les trajets du quotidien, plusieurs applis mettent en relation conducteurs et passagers sur un même bassin d'emploi, comme BlaBlaCar Daily, Karos ou Klaxit.

Le fonctionnement est simple. Le conducteur publie son trajet, son horaire et sa participation aux frais, le passager réserve, et chacun voit le profil et les avis de l'autre avant de partir. Beaucoup de territoires proposent aussi des aires de covoiturage, des parkings dédiés près des grands axes pour se retrouver facilement.

Combien ça coûte, et que peut demander le conducteur ?

Le conducteur ne doit demander qu'une participation aux frais, jamais plus que ce que coûte réellement le trajet. Pour fixer un prix juste, on peut s'appuyer sur le barème kilométrique des impôts, qui plafonne à 0,661€/km. En pratique, les plateformes conseillent de rester bien en dessous, souvent autour de 0,20€/km par passager.

Tant que vous partagez les frais sans faire de bénéfice, et que vous êtes vous-même dans la voiture, les sommes reçues ne sont pas imposables. Si le conducteur gagnait de l'argent sur le trajet, ce ne serait plus du covoiturage, et les revenus deviendraient imposables.

Quelles aides pour le covoiturage ?

La prime de 100€ pour les nouveaux covoitureurs, en place depuis 2023, a pris fin au 1er janvier 2025. Elle n'est donc plus accessible aujourd'hui.

En revanche, le forfait mobilités durables reste un vrai levier. Il permet à un employeur de prendre en charge une partie des frais de trajet domicile-travail effectués en covoiturage, en franchise d'impôt jusqu'à un certain plafond. Dans la fonction publique, par exemple, ce forfait peut atteindre 300€ par an selon le nombre de jours d'utilisation, et il se cumule avec le remboursement de l'abonnement de transport. Si vous êtes salarié, renseignez-vous auprès de votre employeur, le dispositif est facultatif pour lui, mais de plus en plus répandu.

Covoiturage et assurance, comment ça se passe ?

Bonne nouvelle, votre assurance auto classique couvre le covoiturage, sans surprime. Vos passagers sont protégés par la garantie responsabilité civile, comme n'importe quel passager. Le conducteur, lui, reste responsable du trajet et doit respecter le code de la route.

Par prudence, prévenez votre assureur que vous faites du covoiturage et vérifiez que votre contrat est à jour. En cas d'accident responsable, c'est votre bonus-malus qui s'applique, comme pour un trajet ordinaire.

Pourquoi s'y mettre ?

Le premier argument, c'est le budget. À plusieurs, le carburant et le péage se divisent, et sur un trajet régulier, l'économie devient vite sérieuse. Côté environnement, chaque voiture partagée, c'est autant de voitures en moins sur la route, donc moins d'embouteillages et moins de CO2.

Il y a aussi des avantages concrets au quotidien. De plus en plus d'axes proposent des voies réservées au covoiturage, signalées par un losange blanc, qui permettent d'éviter les bouchons aux heures de pointe. Et puis il y a le côté humain, partager un trajet, c'est souvent plus sympa que de rouler seul.

Quelques conseils pour bien covoiturer

Pour que ça se passe bien, quelques réflexes simples. Soyez clair dès le départ sur l'horaire, le point de rendez-vous et la participation demandée. Regardez les profils et les avis avant de réserver ou d'accepter quelqu'un. Prévenez en cas de retard et respectez l'heure convenue. Pour un trajet régulier, mettez-vous d'accord à l'avance sur les petites choses, la musique, la clim, les pauses. C'est souvent là que tout se joue.

Questions fréquentes

Le covoiturage est-il payant ?

Le passager participe aux frais du trajet, carburant et péage. Le conducteur ne doit pas gagner d'argent, seulement partager les coûts.

Les sommes reçues en covoiturage sont-elles imposables ?

Non, tant qu'elles ne dépassent pas le partage des frais et que le conducteur fait lui aussi le trajet. Au-delà, elles deviennent imposables.

La prime covoiturage de 100€ existe-t-elle encore ?

Non. Cette prime pour les nouveaux conducteurs a pris fin au 1er janvier 2025.

Mon assurance couvre-t-elle le covoiturage ?

Oui. Votre assurance auto classique couvre vos passagers via la responsabilité civile, sans surprime. Prévenez tout de même votre assureur.

Quelle différence avec un taxi ou un VTC ?

Le covoiturage partage les frais sans bénéfice pour le conducteur. Le taxi et le VTC sont des services payants, où le conducteur est rémunéré.

Comment fixer le prix d'un trajet en covoiturage ?

En partant des frais réels et du barème kilométrique. Les plateformes conseillent souvent de rester autour de 0,20€/km par passager.