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Le covoiturage consiste à partager, entre particuliers, les frais d'un déplacement effectué en commun. Le covoiturage présente bien sûr un intérêt financier, mais il correspond également à une prise de position écologique, et permet de réduire les embouteillages.
Le covoiturage suppose une bonne organisation, et c'est essentiellement grâce à internet qu'il prend aujourd'hui son essor. Sur les sites de covoiturage, une inscription gratuite suffit pour pouvoir rechercher ou proposer un trajet. Les conducteurs annoncent ainsi les trajets occasionnels ou réguliers qu'ils effectuent. Les passagers, eux, peuvent consulter les offres, utiliser un formulaire pour trouver un trajet précis ou laisser une annonce de covoiturage.
Contrairement aux taxis, les conducteurs pratiquant le covoiturage ne dégagent aucun bénéfice. La participation financière réclamée aux passagers correspond au partage des frais d'essence et de péage, parfois à une estimation de l'usure de la voiture et au paiement de l'assurance. Ce mode de fonctionnement est inhérent à l'esprit du covoiturage, mais il est également imposé par la loi (pour éviter toute concurrence déloyale aux taxis). Grâce au covoiturage, le prix d'un déplacement est divisé par 2 lorsqu'il n'y a qu'un seul passager, et par 4 si la voiture est pleine... Sur une année entière, on considère qu'un français actif dépense environ 4 000 euros pour ses trajets (en comptant une distance domicile/travail équivalente à 25 km). Avec le covoiturage, il est donc possible d'économiser 2 à 3 000 euros par an...
A l'instar des transports en communs, le covoiturage est largement encouragé par les collectivités locales et par l'Etat, puisqu'il représente une solution peu onéreuse pour fluidifier la circulation et limiter le nombre d'accidents. Les écologistes militent également en sa faveur : en regroupant les trajets, le covoiturage participe en effet à la réduction des émissions de CO2, qui agissent directement sur le réchauffement de la planète.