CISR : coup de projecteur sur les deux-roues motorisés

Le Comité Interministériel de la Sécurité Routière (CISR) de ce jeudi 18 février n’a pas chômé : au total, 14 mesures ont été adoptées, à mettre en place d’ici 2012. Quatre d’entre elles concernent plus particulièrement les deux-roues motorisés…

CISR

La première mesure concerne davantage les municipalités et pouvoirs publics, puisqu’il s’agit de remplacer progressivement le mobilier routier actuel (panneaux, feux tricolores ou éclairage) afin de privilégier des installations fabriquées dans des matériaux moins rigides. Ce mobilier plus souple amortira mieux le choc en cas de collision et en limitera l’impact. Cette mesure profitera tout particulièrement aux conducteurs de deux-roues, qui sont les plus exposés dans ce type d’accidents.

La deuxième mesure est plus directement liée aux deux-roues. A partir du 1er juillet 2010, les détenteurs d’un permis B qui désirent conduire un deux-roues (entre 50 et 125 cm3) devront en effet prendre le temps de suivre une formation préalable de 7 heures. Et les scooters à trois roues seront eux aussi concernés par cette mesure !

Les troisième et quatrième mesures ont été adoptées pour empêcher le débridage des cyclomoteurs. Il semble en effet que la moitié des 50 cm3 impliqués dans des accidents sont des engins débridés, qui roulent à une vitesse supérieure à la limite de 45 km/h normalement autorisée. Pour mettre un terme à cette pratique, le CISR prévoit de sanctionner les contrevenants par une amende de 135 euros, et de faire entrer les deux-roues dans le cadre de la nouvelle procédure « véhicule endommagée », instaurée pour les autres véhicules depuis le 1er juin 2009 : en cas d’accident, un expert devra vérifier que les « critères de sécurité » (à définir) sont bien aux normes. Si ce n’est pas le cas, une interdiction de circuler sera émise, qui ne sera annulée que lorsqu’une deuxième expertise confirmera que les réparations nécessaires ont bien été effectuées.

La quatrième mesure adopté ce jeudi est certainement celle qui risque le plus de déplaire aux conducteurs de deux-roues. Car un contrôle technique obligatoire pourrait bien leur être imposé d’ici 2011. Ce contrôle technique, qui coûtera une cinquantaine d’euros, devra être pratiqué à partir de la deuxième année de mise en circulation puis tous les deux ans, et sera centré autour du bridage du moteur…

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