Fin de la controverse pour les radars-tronçons ?

Inauguré le mercredi 20 juin dernier, le premier radar-tronçon installé dans le Doubs, n’avait pas eu le temps d’établir sa première contravention routière que déjà, il créait la polémique. Accusée par l’Automobile Club des avocats (ACDA) de dresser en toute illégalité des procès verbaux, en raison du non-respect de la procédure d’homologation de ce nouveau dispositif, la Sécurité routière était sommée de répondre.

Fort de son succès à l’étranger, le radar-tronçon a été importé au sein de l’Hexagone, sur la RN57 à proximité de Besançon. Vivement salué par les associations de prévention routière, il est conçu pour mesurer la vitesse moyenne pratiquée par les conducteurs sur une section de plusieurs kilomètres, contrairement à un radar fixe qui contrôle la vitesse instantanée d’un véhicule. Un système répressif supplémentaire qui pourrait bien devenir la nouvelle bête noire des automobilistes.

Souci d’homologation

Pour dénoncer la mise en fonction abusive du radar-tronçon situé entre les Mercureaux et Pujols, l’ACDA relève que le certificat d’homologation du radar n’a pas fait l’objet à ce jour, de la publication obligatoire dans le Bulletin officiel de l’administration centrale. Aussi, l’intégralité des premiers PV dressés depuis le 25 août dernier, jour de mise en fonction, serait susceptible d’être annulée devant le tribunal.

La Sécurité routière conteste cependant cette affirmation, stipulant que « la procédure d’homologation de ce dispositif a été réalisée conformément à la réglementation en vigueur ». La délivrance d’un certificat d’examen de type numéro LNE-23575, par le Laboratoire national de métrologie et d’essais, le 6 juillet 2012 , tendrait à confirmer ses dires. Elle conclut en ajoutant qu’ « aucune publication au Bulletin officiel n’est nécessaire pour valider cette homologation ».

Légal ou pas, il reviendra aux juges de trancher le litige qui a fait émerger la question de l’utilité réelle de ces radars-tronçons. Manne financière pour l’Etat ou outil de prévention efficace ? L’ACDA y voit simplement un nouveau dispositif contraignant, sans réel effort pédagogique. Quoiqu’il en soit, une vingtaine de ces dispositifs devrait être installée en France, d’ici la fin 2012.

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