Moto : un hobby à haut risque ?

La moto, bien qu’étant une passion cultivée par bon nombre de personnes, provoque pour certains du plaisir et de l’adrénaline… mais c’est également une source considérable d’accidents. La nouvelle campagne de la Sécurité Routière 2012, axée sur ce sujet, vise à sensibiliser les usagers de la route aux risques liés à ce véhicule.

Les motards sont particulièrement touchés par la sinistralité sur les routes, et restent les plus exposés aux chocs mortels. S’ils constituent moins de 3 % des usagers, les motards représentent un quart des morts sur les routes !

Des facteurs variés

On peut établir plusieurs types de facteurs à l’origine des accidents : les facteurs humains (87,5%), les éléments environnementaux (7,7%), les défaillances diverses (4,1%), et enfin les causes techniques (0,7%).

Le facteur météo tient un rôle important dans l’histoire. Effectivement, l’analyse des données des BAAC (Bulletins d’Analyse des Accidents Corporels) fait ressortir que les accidents se passent majoritairement en journée (71%), en rase campagne (66%), par beau temps, et entre mars et août.

Le déficit de visibilité des deux-roues reste sans nul doute une des causes prépondérantes d’accidents mortels. Ainsi, 50% des accrocs entre une moto et une voiture sont dus à une erreur de l’automobiliste, qui, dans 70% des cas, n’a tout simplement pas vu le deux-roues. L’erreur est finalement imputable au conducteur de motocyclette dans seulement 37% des faits.

Bien que le nombre de tués en moto diminue depuis quelques années (moins de 4000 en 2010 contre 16 545 en 1972), il reste des efforts à faire pour réduire les accidents mortels. En définitive, et comme le fait si bien remarquer la campagne de sécurité routière cette année, « À moto, le plus grand danger, c’est de penser qu’il n’y en a pas ! »

Une réponse à Moto : un hobby à haut risque ?

  1. Tarmo.fr dit :

    Les chiffres, les chiffres … ce qui est dommage dans les statistiques issues du BAAC et qui concernent la météo c’est qu’elles ne tiennent pas compte du fait que le motard roule rarement la nuit en hivers quand il neige. Hors si on s’en refaire uniquement à ces statistiques, nous devrions (les accidents étant plus rares), nous motard, favoriser la période hivernale pour aller rouler ?

    De tels chiffres s’offrent à toutes sortent d’interprétations aussi faciles que fausses. Il faudrait (chose impossible) les rapporter aux nombres de motard sur les routes pour en tirer de vraies conclusions.

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