Les arbres, facteurs d’accidents ?

C’est un fait : les arbres, faute de provoquer les accidents de la route, aggraveraient cependant fortement ces derniers.

A part en situation de grosse tempête, les arbres ne traversent pas les voies routières. On ne peut donc pas les qualifier clairement de responsables des accidents de la route qu’on leur impute souvent. Cela dit, nombre de sorties de route s’achèvent dangereusement contre un arbre.

En France, en 1999, 849 personnes avaient ainsi trouvé la mort. Une étude a démontré que 75% d’entre elles auraient été épargnées si l’obstacle avait été une glissière de sécurité.

Ainsi, la fatalité des accidents contre les arbres, (24,2 tués pour 100 véhicules impliqués) s’avère être quatre fois plus grande que celle des accidents contre les glissières (6,4 tués pour 100 véhicules impliqués) et 8,6 fois plus élevée que celle des accidents par collision !

Faut-il abattre les arbres au bord des routes ?

Le débat reprend à chaque nouvel accident. Ce fût le cas le dimanche 14 octobre dernier, à Marcilly-Ogny, dans le département de la Côte-d’Or. Une femme a, en effet, violemment percuté un arbre, et s’en est trouvée grièvement blessée.

Alors que faire pour contrer ce danger ? Ou tout du moins atténuer ses effets ?

Des mesures ont été prises ces derniers temps, dans le département. Ainsi, les arbres des portions de voies jugées comme dangereuses, comme certaines aux alentours de Dijon, ont été équipés de bandes réfléchissantes. De plus, des limitations à 70km/h au lieu de 90km/h ont été instaurées. Suffisant ? Pas forcément. Tant que le comportement des usagers de la route n’aura pas évolué, il sera difficile de faire baisser le nombre d’accidents. Trop pressés de rentrer chez eux le soir, et tentant de gagner du temps sur leur trajet, les automobilistes prennent de nombreux risques en roulant à des vitesses bien trop élevées, ce qui accentue le nombre d’accrocs, y compris avec les arbres.

Alors faut-il couper les arbres au bord des routes ? Les avis restent partagés. En effet, « s’ils n’étaient pas si proches de la route, les gens lèveraient moins le pied », souligne le maire de Genlis.

Reste à voir si les mesures employées auront une incidence sur le nombre d’accidents dans la région …

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