Sécurité routière et cannabis : l’union dangereuse

Un accident mortel sur huit, pour un nombre total de 455, mettait en cause au moins un conducteur ayant consommé du cannabis en 2011. De plus, on relève une augmentation de 40 % du nombre d’accidents corporels impliquant une consommation de cannabis, avec 1 832 accidents, pour 2 452 blessés, sur cette même période.

C’est ce que révèlent les derniers chiffres de la Sécurité Routière, publiés dans son rapport annuel. Chiffres d’autant plus inquiétants qu’ils sont vraisemblablement au-dessous de la réalité, puisque « la présence de drogues dans les accidents n’est renseignée que dans deux cas sur dix », comme l’indique l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Pas plus tard que samedi dernier, dans le département de l’Hérault, un bébé de sept mois est décédé des suites d’un accident causé par un conducteur roulant sous l’emprise de cannabis, à une vitesse excessive.

Face à ce constat, la justice a donc décidé de sévir, les procédures pour conduite sous l’effet de stupéfiants ayant augmenté de 60 % depuis 2008, et la mise en place des tests salivaires destinés à dépister la consommation de stupéfiants.

En 2010, les tribunaux ont ainsi rendu 12 400 condamnations pour « conduite en ayant fait l’usage de stupéfiants ».

Désormais, tout conducteur contrôlé avec des traces de stupéfiants dans le sang, quelle que soit le taux de ces traces, est sanctionné. A noter que la sanction appliquée dans ce cas est de deux ans d’emprisonnement, ajoutés à 4 500 € d’amende. Sans compter une suspension de permis d’une durée de trois ans, sans sursis ni permis blanc accordé, un retrait de six points, ainsi qu’une inscription du délit au casier judiciaire.

Enfin, il convient de préciser que le cannabis reste présent dans le sang plusieurs semaines après avoir été consommé.

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