Offrir le code de la route aux lycéens ? Une mesure qui fait polémique

C’est un coup de massue pour les auto-écoles : la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a pris récemment la décision d’offrir le code de la route aux lycéens de sa région. Les moniteurs répliquent et manifestent.

Intégrer l’enseignement du Code de la Route au lycée, ça partait d’un très bon sentiment. En effet, l’accès au permis de conduire pour les jeunes s’avère souvent difficile, notamment par son coût. Cette mesure envisagée par Ségolène Royale permettrait donc d’accélérer le processus.

La présidente de Poitou-Charentes s’explique : «Le permis est beaucoup trop cher pour les jeunes, ce qui fait que beaucoup d’entre eux conduisent sans permis en mettant leur vie en danger et la vie des autres.» Elle ajoute en plus que l’acquisition du code de la route se fait rapidement, et de manière assez bâclée par les futurs conducteurs, et qu’il serait donc préférable de l’apprendre de façon structurée et sur le long terme, améliorant au passage le taux de réussite à l’examen.

La contestation des auto-écoles

Seulement voilà, les moniteurs d’auto-écoles y voient un affront direct à leur profession, et dénoncent le manque de concertation de la part de Ségolène Royale.

Résultat : 300 véhicules venus d’un peu partout en France ont menés lundi 19 novembre dernier une « opération escargot » pour bloquer les accès de Poitiers, manifestant leur mécontentement. Joël Cassegrain, vice-président de l’Union nationale des indépendants de conduite (UNIC) indique avoir déjà relevé une baisse d’activité depuis l’annonce de la décision de la présidente PS de la région Poitou-Charentes. Il rajoute que la profession connaîtrait une chute d’environ 20% si le projet se concrétisait.

La solution : des « chèques code »

Suite à leur « opération escargot », les auto-écoles ont réussi à obtenir de Mme Royal le retrait de son projet d’enseignement gratuit du code de la route pour les lycéens. Un accord a finalement été trouvé, et la région a décidé d’accorder aux étudiants des « chèques code » d’un montant de 200 euros. Une solution qui s’avère quand même beaucoup moins attrayante pour les futurs conducteurs, étant donné que tous ne pourront pas y prétendre.

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