Les accidents de la route seraient plus fatals aux obèses

Selon une étude publiée ce mardi 22 janvier 2013 dans une revue scientifique britannique, le « British Medical Journal », les conducteurs obèses seraient plus susceptibles de mourir lors d’un accident de la route que les personnes de poids normal. Une triste réalité due, en partie, à leur santé, déjà vacillante (maladies cardiovasculaires et difficultés respiratoires, notamment).

On savait déjà que l’obésité représentait un risque élevé pour la santé des individus, et qu’elle était même, une des causes de l’augmentation de la mortalité actuelle. En revanche, on ignorait que cette maladie pouvait avoir une quelconque influence sur les décès routiers. C’est pourtant ce que révèle une étude scientifique britannique.

Une étude sérieuse :

Des chercheurs de l’Université de Californie et de West Virginia ont exploité les données d’un système national américain d’enregistrement des accidents de la route, retraçant plus de 57 000 collisions de 1996 à 2008. Ils se sont, plus particulièrement, attardés sur les collisions violentes entre des véhicules particuliers, entraînant le décès d’au moins un conducteur. Cette recherche a eu pour effet de souligner le rapport entre l’obésité et le risque de décès, qui augmente avec le poids de l’individu. Ainsi, si l’on se base sur les critères de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui classe la maladie en 3 niveaux, les automobilistes de niveau 1 ont 21 % de risque supplémentaire de mourir lors d’une collision que les conducteurs de poids normal. La constatation est encore plus effrayante lorsque l’on sait qu’au niveau 2, le risque supplémentaire est estimé à 51 % et qu’au niveau III, il est 80 % plus élevé. Un constat surprenant qui révèle, également, la relative efficacité des ceintures de sécurité sur les personnes en sur-poids, notamment à cause « des tissus mous supplémentaires » au niveau de leur ventre.

Les hommes en sous-poids ne sont pas épargnés :

L’étude souligne que les conducteurs trop maigres seraient, aussi, davantage susceptibles de mourir lors d’une collision de véhicules, qu’une personne à la morphologie « normale », avec un risque supplémentaire évalué autour de 19 %.

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