Conduire malgré son handicap ?

La conduite d’un véhicule est une activité particulièrement exigeante en termes de sécurité pour soi et pour autrui. Le conducteur doit donc être jugé physiquement apte à conduire. Cependant, cette condition n’exclut pas les personnes en situation de handicap.

Conduite et handicap. Bien que la conduite requiert des capacités physiques et mentales bien particulières, les personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap ont eux aussi le droit de conduire. Des démarches et des règles précises existent pour permettre à ces personnes de vérifier leur aptitude à la conduite et ainsi leur garantir une certaine autonomie.

Il convient d’abord de différencier les différents types de handicap :

Le handicap physique : ce type de handicap oblige bien souvent à réaliser des aménagements dans le véhicule de la personne concernée pour pouvoir conduire.

Le handicap visuel : un ophtalmologue sera en mesure de contrôler l’acuité visuelle de l’individu souffrant de troubles de la vue. Ce contrôle déterminera où celui-ci se situe par rapport au seuil d’acuité minimum requis – minimum de 5/10 en utilisant les 2 yeux – pour la conduite.

Le handicap auditif : il est tout à fait possible de conduire avec une déficience auditive. Les épreuves du code de la route et du permis de conduire seront alors aménagées pour les candidats malentendants ou sourds.

Le handicap mental ou cognitif : dans ce cas, seul un avis médical pourra déterminer si la personne est en mesure de conduire.

Apte ou pas apte ? Pour savoir si le candidat est apte ou non à la conduite, il doit prendre rendez-vous avec la commission médicale de la préfecture de son département de résidence. C’est cet organisme qui déterminera sa capacité à conduire ainsi que les éventuels aménagements à réaliser sur sa voiture.

En cas d’aptitude, un certificat permettra au candidat de s’inscrire dans une auto-école spécialisée afin de passer l’examen du permis de conduire. Cependant, ces établissements étant relativement rares, il est possible de s’arranger avec une auto-école « normale » pour passer l’épreuve pratique dans son propre véhicule, adapté et aménagé pour son handicap.

Une réponse à Conduire malgré son handicap ?

  1. STREIFF dit :

    Bonsoir,
    Merci pour ce rappel concernant l’accès à la conduite automobile pour les personnes handicapées … Pour davantage de précisions, vous pouvez vous connecter sur le site du « CEntre de REssources et d’innovation Mobilité & Handicap » (CEREMH/www.ceremh.org) !
    Bien cordialement

    Philippe STREIFF
    Conseiller auprès du Délégué Interministériel à la Sécurité Routière

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