Sécurité routière : Mercedes encourage les feux rouges intelligents

On connaissait déjà les feux rouges répressifs, qui devraient bientôt sanctionner tout conducteur grillant un feu rouge. On connaissait aussi les voitures intelligentes, qui refusent de démarrer tant que l’éthylotest ne présente pas une réponse satisfaisante. Mercedes, peut-être inspiré par ces deux concepts, étudie actuellement une nouvelle formule : le feu rouge qui prend les commandes à la place du conducteur, et l’oblige à s’arrêter !

En réalité, le dispositif induira un équipement placé à la fois sur la voiture et sur le feu rouge. Dès que le véhicule approchera de l’intersection « intelligente », une communication s’établira entre le véhicule et le feu, et prendra le pas sur les commandes directes du conducteur : même si celui-ci ne freine pas, ou appuie sur l’accélérateur, la voiture ralentira peu à peu, et s’immobilisera bien sagement au feu. Le conducteur ne récupérera le contrôle de sa voiture que lorsque le feu sera de nouveau au vert.

Avec un peu d’imagination et sans se soucier des investissements nécessaires à un tel projet, on pourrait étendre ce système à l’intégralité du réseau routier : les voitures ralentiraient elles-mêmes aux entrées d’agglomérations, marqueraient une pause aux panneaux de stop, maintiendraient les distances de sécurité entre elles… Après la voiture sans permis, la voiture sans conducteur remporterait certainement un grand succès !

Pour l’instant, le système de Mercedes est encore à l’essai dans le centre de recherche et de développement de Mercedes à Palo Alto (Californie). Et le géant de la construction automobile prévoit qu’il faut compter encore une bonne dizaine d’années avant d’envisager qu’un tel système soit mis en place de manière généralisée. En attendant, donc, les radars joueront les pères fouettard aux intersections…

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