Les prix aléatoires des auto-écoles

Auto Ecole

Premier examen de France, le permis de conduire catégorie B est aujourd’hui détenu par plus de 40 millions d’automobilistes. Seulement, l’association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) dénonce un écart surprenant des prix entre les différentes auto-écoles.

Des forfaits incompréhensibles

A partir du 16 septembre 2013, le permis change de forme. Équipé d’une puce électronique, il passe du papier rose au format carte de crédit. Cependant, cette petite révolution n’écrasera pas la polémique concernant les prix aléatoires des auto-écoles.

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La CLCV a réalisé une enquête auprès de 447 auto-écoles et a fait apparaître un manque criant de transparence concernant les tarifs pratiqués. Pour commencer, les auto-écoles doivent – normalement – faire apparaître de manière visible leurs tarifs à l’extérieur de leurs locaux, mais la plupart du temps, l’affichage est incomplet voire incompréhensible. Ainsi, le consommateur, qui souhaite comparer les prix, est obligé de faire face à un professionnel au discours commercial bien rodé.

L’enquête de la CLCV relève ainsi des forfaits souvent inadaptés, augmentant de façon conséquente la facture finale. Sachant que les vingt heures légales pour pouvoir se présenter à l’examen suffisent rarement, elles sont souvent complétées par des heures supplémentaires plus onéreuses.

La CLCV réclame donc aux auto-écoles d’évaluer correctement les besoins de formation des futurs automobilistes afin que les forfaits soient correctement adaptés.

Un écart énorme entre Paris et la province

A noter qu’à Paris, les forfaits doublent. Par exemple, pour une facture simple à Lille le tarif est de 780 euros, alors qu’en région parisienne, il est de 1 425 euros.

Autre contestation : la variabilité des taux de réussite entre les départements. Par exemple, en 2011 le secteur des Alpes de Haute-Provence affichait un résultat de réussite de 70,03 %, pour seulement 45,48 % à Paris.

Même problème concernant les délais de présentation aux examens qui, selon les régions, peuvent facilement être multipliés par deux ou trois.

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