Prévention routière : « les conducteurs français n’ont rien compris » !

Pour la Prévention Routière, l’obéissance ne suffit pas : avant de relâcher la pression, il faut que les automobilistes s’approprient la politique répressive ! En clair : il ne suffit pas de rouler en-dessous de la vitesse maximale autorisée, il faut encore être convaincu du bien-fondé de cette limitation de vitesse.

Selon Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la Violence routière, « 12 000 vies ont été sauvées depuis 2002 tandis que 120 000 autres personnes n’ont pas été gravement blessées ou handicapées ». Par ailleurs, dans un sondage réalisé par la Prévention routière, 78% des personnes interrogées affirment avoir changé leur comportement au volant, et, notamment, rouler moins vite. Mais la Prévention routière n’est pas satisfaite et estime, au sujet des radars au bord des routes, que « les conducteurs français n’ont rien compris à cette mesure » et « continuent à sous-estimer les dangers de la vitesse ».

Heureusement, Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports, a un plan (d’action). Pour venir à bout de l’infantilisme des conducteurs, rien de tel que la répression : si l’information et la sensibilisation font partie du programme des réjouissances, elles sont donc accompagnées d’une promesse de contrôles renforcés et de feux obligatoires de jour. Mieux encore, le portable en mode main libre sera lui aussi interdit. Il est indiscutable qu’une conversation téléphonique implique une concentration moindre, mais, en ce cas, peut-être faut-il envisager également d’interdire la route aux couples en instance de divorce, aux parents d’enfants fugueurs et aux dépressifs ?

En tout cas, le sujet semble stimuler l’imagination de tous, car, parmi les acteurs de la sécurité routière, chacun tient à apporter sa petite touche personnelle.

Les associations militent pour l’application des réformes envisagées en février 2008 : éthylotest anti-démarrage et confiscation du véhicule après une conduite en récidive sans permis, sous l’emprise de l’alcool ou du cannabis. Et, de son côté, la Prévention routière croit dur comme fer dans l’installation de limiteurs de vitesse sur toutes les voitures neuves et dans l’instauration d’un cours d’éducation routière de la maternelle à la terminale.

Au vu des réactions provoquées par ce sondage, il y a fort à parier que la prochaine fois qu’ils seront sondés, les automobilistes auront compris la leçon : espérons qu’ils sauront fournir les réponses attendues !

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