Échec au permis de conduire : l’État souhaite réduire les délais d’attente

Raccourcir les délais d'attente en cas d'échec au permis de conduireAprès avoir échoué à l’examen du permis de conduire, la plupart des candidats est soumise à de longs délais d’attente avant de pouvoir retenter sa chance. Conscient de l’existence du problème, Manuel Valls lancera, dès mardi, un groupe de travail pour tenter de trouver des solutions concrètes et adaptées.

Le permis de conduire, un parcours du combattant

Au centre de l’actualité pour sa toute récente modernisation, le permis de conduire n’en demeure pas moins long et laborieux à obtenir. En effet, s’il est traditionnellement difficile pour les moniteurs de trouver des places à proposer aux candidats, la mission se complique dès lors qu’ils échouent : avant de pouvoir retenter l’épreuve pratique, il est très courant d’attendre 4 à 6 semaines tandis que, localement, les délais peuvent atteindre 5 à 6 mois. Concrètement, ce grave handicap pèse sur le portefeuille des jeunes apprentis, devant continuer à prendre des leçons pour garder le niveau – et optimiser leurs chances de réussite. De plus, lorsque l’on sait qu’une majorité d’entreprises recrute prioritairement des salariés véhiculés, cette impasse devient – également – un frein à l’emploi, ce qui n’est pas sans susciter les réactions du gouvernement.

Échec au permis de conduire : Manuel Valls veut réduire les délais

Plusieurs pistes à explorer

Face à ce fait avéré, Manuel Valls a décidé de prendre les choses en main en organisant, mardi prochain, un groupe de réflexion autour du problème. L’équipe de travail, localisée place Beauvau, planchera notamment sur une augmentation du nombre d’inspecteurs, tout en essayant de mieux les répartir au sein du territoire. Par ailleurs, Patrice Bessone – président du conseil national des professions de l’automobile – pointe du doigt la lourdeur et la complexité des tâches administratives allouées au métier d’inspecteur. Ainsi, une modernisation et une simplification des différents détails purement pratiques pourraient, selon lui, faciliter l’accès à l’examen du permis de conduire. Finalement, si le délai d’obtention du précieux sésame dépasse – en moyenne – les 80 jours, il pourrait être revu à la baisse d’ici peu de temps, grâce à ces différentes mesures paraissant, d’une façon générale, largement envisageables.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *