Les requêtes du CNSR pour réduire la mortalité

La circulation interfiles des deux-roues bientôt codifiée ?

Le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) va présenter et voter, le vendredi 29 novembre 2013 en assemblée plénière, ses propositions pour réduire la mortalité sur les routes, qui seront ensuite, examinées par le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Au menu, entre autres choses, une journée commémorative, une limitation de vitesse et la codification de la remontée de file des motos.

Un appel à se souvenir

Parmi les propositions à étudier figure une « journée des victimes de la route », établie au 22 février. Un projet réclamé depuis longtemps par les associations souhaitant « mettre en lumière les difficultés que rencontrent les familles des victimes et faire en sorte que les gens se sentent moins seuls » (propos de Marie-Rose Le Guern de l’association « Mélodie pour la vie »). Une position qui fait aussi débat puisque la « Ligue contre la violence routière » n’y est pas particulièrement pour : pour elle, cela « inciterait les familles à rester dans un statut de victime ».

La vitesse réduite à 80 km/h sur les routes secondaires

Une révision du code de la route

Autre proposition clé, la circulation interfiles des deux-roues doit être codifiée : le document soumis au vote propose une expérimentation de 2 ans sur les autoroutes volontaires et uniquement en cas d’embouteillage, à la condition que les motos n’excèdent pas les 50 km/h. A noter qu’il ne mentionne pas les conduites à tenir en ville ou sur les voies rapides urbaines. L’assemblée plénière du CNSR étudiera également la question de la réduction de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires (au lieu de 90 km/h) : une mesure qui fait, elle aussi, débat depuis sa divulgation en octobre dernier. A l’image de Pierre Chasseray de 40 millions d’automobilistes qui souligne le fait que « Tout le monde est d’accord pour sauver des vies, mais pas forcément par une nouvelle mesure répressive ».

Affaire à suivre vendredi 29 novembre prochain…

Une réponse à Les requêtes du CNSR pour réduire la mortalité

  1. Pierre.beaugendre@club.fr dit :

    Penser à ses victimes est plus que louable , mais je crois que c’est une chose personnelle et je me voit mal adhérer à une journée nationale je suis désolé de donner un avis qui je le sais risque d’en offusquer , mais en ce qui me concerne et en qualité de personne concernée je ne souhaite pas en faire une seconde toussaint le reste de l’année est déjà là.
    J’y pense seul et ne voit pas dans ce cas pourquoi ne pas créer aussi pour d’autres victimes d’autres fléaux une journée commémorative. Attaquons nous plus au mal qui nous ronge par des actions de formation et sensibilisation.

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