Une boîte noire pour comprendre les accidents

Boite Noire

Vendredi 29 novembre 2013, le CNSR – Conseil National de la Sécurité Routière – a voté de nouvelles mesures pour faire baisser la mortalité sur les routes françaises. Il s’agit, en réalité, d’expérimentations à soumettre au Ministère de l’Intérieur. Entre autres, l’installation d’une boîte noire dans les voitures. Une idée qui fait débat.

Les principes de cette mesure

A l’image d’une boîte noire pour les avions, celle qui serait installée à bord des véhicules neufs a pour mission d’enregistrer des données routières, en temps réel. Elle calculerait instantanément la vitesse, mais noterait aussi les accélérations et les freinages excessifs, ainsi que l’usage des clignotants. Il n’y aurait ni son ni image : chaque donnée serait écrasée au fur et à mesure de la route. En cas de choc, l’enregistrement aurait lieu 30 secondes avant l’accident, et continuerait 15 secondes après. Ce procédé permettrait d’analyser les causes du drame. En connaissant plus en profondeur ces mécanismes, des nouvelles mesures pour la sécurité routière pourraient être imaginées. En plus, selon Chantal Perrichon – porte-parole de la Ligue contre la violence routière – la boîte noire concourrait à « raccourcir le processus juridique », un soulagement conséquent pour les familles des victimes.

Récolter des données sur l'accident grâce à la boite noire

Une proposition impopulaire

Mais, les Français ne sont pas tous de cet avis. Située sous le capot des voitures, la boîte noire s’apparenterait, pour certains, à un mouchard. Ces derniers ont, en effet, peur de tomber dans le « flicage » et craignent, par la même occasion, que les assurances profitent du système pour refuser les indemnités, en cas d’accident. Pourtant, aux États-Unis, ce principe a déjà fait ses preuves. Il est même, à ce jour, installé dans la quasi-totalité des voitures. Car, selon Chantal Perrichon, ce procédé contribue à modifier considérablement le comportement des conducteurs, jouant ainsi un rôle préventif. Le projet sera soumis, très prochainement, à la Commission européenne à Bruxelles.

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