Les embouteillages ruinent les Français

Les bouchons ont un impact économique et écologique

Le fléau du XXIe siècle, les embouteillages. Ils font perdre leur temps aux Français, mais aussi leur argent. D’après une étude londonienne du CEBR – Center for Economics and Business Research – les bouchons coûteraient, chaque année, 5,9 milliards d’euros à l’économie française. À cet impact s’ajoute un dégât écologique irrémédiable.

Un impact économique

D’après l’étude du CEBR, chaque foyer français dépenserait, en moyenne, 677 euros par an à cause des embouteillages. Sur les 13 plus grandes zones urbaines du pays, l’impact économique total serait de 5,9 milliards d’euros. En effet, 77 % des salariés vont au bureau en voiture aux heures de pointe, provoquant des engorgements du trafic routier qui leur font perdre un temps précieux, soit 47 heures par an. Ce temps perdu a un impact conséquent sur les prix à la consommation, avec une perte enregistrée de 1,8 milliard d’euros. A cela s’ajoute tout le carburant gaspillé : le calcul national révèle ainsi le chiffre exorbitant de 568 millions d’euros. En tête des zones concernées, nous trouvons Marseille, Paris et Lyon.

 

Les embouteillages coûtent 677 € par an aux Français

Une catastrophe écologique

À cause des embouteillages, les Français en ont pour leur porte-monnaie et la planète pour sa couche d’ozone. En effet, d’après le communiqué du CEBR, « pour compenser cette pollution, il faudrait planter 189 millions d’arbres », autant dire que les dégâts sont irréversibles. L’impact environnemental est énorme, soit « un coût total de carbone de 128 millions d’euros par an ». Pour contrebalancer cette perte écologique, le gouvernement français souhaite établir une nouvelle limitation de vitesse, sur le périphérique parisien. Dès le mois de janvier 2014, les conducteurs devront adapter leur allure à 70 km/h, au lieu de 80 km/h. Cette initiative tombe juste à une période critique, la pollution aux particules fines ayant atteint le seuil d’alerte les 12 et 13 décembre dernier. Un constat qui poussera, peut-être, les Français à utiliser davantage les transports en commun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *