Les moniteurs de Auch dans les rues

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Jeudi 27 février, les moniteurs auto-école ont défilé dans les rues de Auch avec, dans le collimateur, la préfecture du Gers. En effet, s’il fallait, autrefois, une quinzaine de jours pour récupérer les dossiers des candidats au code de la route, le délai est aujourd’hui de près de six semaines.

La modernisation en cause

Fin février, les gérants de 28 auto-écoles dépendantes de la préfecture du Gers ont battu le pavé, espérant réduire les délais de présentation à l’examen, pour pouvoir accueillir plus souvent de nouveaux clients. Concrètement, étant donné qu’un logiciel devrait, prochainement, enregistrer les dossiers des jeunes conducteurs en ligne, la préfecture a – d’ores et déjà – anticipé l’innovation : ainsi, plusieurs postes ont aujourd’hui été supprimés, alors même que le programme informatique ne fonctionne pas encore. Par chance, les moniteurs ont appris la création d’un poste et demi supplémentaire le 28 février dernier, ce qui facilitera nettement les démarches administratives à échelle locale.

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Un problème plus global

Si la colère des moniteurs auto-école de la ville d’Auch paraît, au premier abord, mesurée et localisée, elle soulève – toutefois – un problème d’envergure plus générale. En effet, partout en France, les délais des auto-écoles sont jugés beaucoup trop longs. Ainsi, si un élève échoue à l’examen du permis de conduire, il lui faudra attendre, la plupart du temps, 1 à 2 mois pour pouvoir obtenir une nouvelle place et, de cette façon, retenter sa chance. A noter que, dans certains cas plus rares et plus extrêmes, on a observé des délais d’environ 6 mois avant de pouvoir se représenter à un inspecteur. Finalement, si, depuis plusieurs mois, l’État a affiché sa volonté de réduire cette intervalle de temps entre deux examens, aucune solution ne semble avoir été réellement trouvée, puisque le problème persiste encore, et ceci de manière plus ou moins prononcée d’une région à l’autre. Affaire à suivre, donc : nous verrons d’ici quelques mois si les différentes politiques menées par le gouvernement parviendront, ou non, à régler le problème des sous-effectifs dans le secteur des auto-écoles.

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