Faut-il généraliser la conduite alternée ?

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Plutôt récent mais aujourd’hui intégré dans tous les mœurs, l’enjeu de la conservation de notre planète est de plus en plus présent dans les politiques des différents gouvernements. Au lendemain des inondations ayant causé d’immenses dégâts, les citadins se trouvent actuellement perturbés par un fort taux de pollution dans l’air. Pour diminuer les impacts du phénomène, certains prônent une généralisation de la conduite alternée, actuellement à l’essai en région parisienne.

La conduite alternée en pratique

Lundi 17 mars, seuls les véhicules dont les plaques d’immatriculation portent un numéro impair sont autorisés à circuler dans la capitale. Si le but de cette mesure est de réduire le nombre d’automobilistes afin de limiter les rejets de pollution dans l’air, elle permet – en outre -d’encourager le recours aux transports en commun ou au covoiturage. En effet, quelques cas exceptionnels, considérés comme plus respectueux de la nature, pourront rouler en toute liberté, et ce même s’ils portent un numéro pair. Parmi eux, les taxis obtiennent un traitement de faveur et peuvent tous, quelle que soit leur plaque d’immatriculation, pratiquer leur métier. De plus, tous les véhicules contenant au minimum trois personnes sont également autorisés à prendre la route, principalement dans l’optique d’encourager les covoiturages.

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Les débats autour de la conduite alternée

Naturellement, si la conduite alternée est considérée comme une bonne mesure par la plupart des écologistes, elle est – aujourd’hui encore – bien loin de faire l’unanimité. Ainsi, l’association 40 millions d’automobilistes déplore une mesure totalement discriminatoire : elle précise, à ce titre, qu’aucune voiture essence ne rejette de particules fines tout en ajoutant, en plus, que les diesels mis en circulation après 2005 sont dans le même cas de figure. Finalement, des milliers de véhicules peu polluants seraient interdits de circulation tandis que, parallèlement, de véritables usines à particules fines pourraient rouler. Concrètement, les individus dénonçant cette mesure réclament des politiques plus ciblées, en vue de pénaliser seulement les automobiles mettant réellement en péril notre écosystème.

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