Une formation aux premiers secours intégrée au permis de conduire

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Depuis plusieurs mois, le gouvernement français affiche son objectif phare concernant la sécurité routière : passer sous la barre des 2 000 morts par an. Dans cette optique, le Sénat a adopté, mercredi 30 avril, une loi imposant, pendant les préparatifs du permis de conduire, une formation aux premiers secours.

Une loi pour sauver des vies

Votée à l’unanimité mercredi 30 avril, la loi concernant l’introduction d’une initiation aux gestes de premier secours à la préparation du permis de conduire vise, en réalité, une baisse plus efficace du nombre de décès sur les routes. Concrètement, si le texte doit encore être revu par l’Assemblée Nationale, le décret pourrait être pris avant le début de l’été. Finalement, tous les candidats à l’examen du permis de conduire recevront, en plus des leçons de code et des leçons pratiques, une formation aux « notions élémentaires de premier secours en cas d’accident de la circulation », selon les principes de la proposition de loi – effectuée par Jean-Pierre Leleux, sénateur UMP dans les Alpes-Maritimes.

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Un enjeu de taille

Selon les estimations du sénateur UMP, environ 300 vies supplémentaires pourraient être sauvées grâce à une meilleure connaissance des gestes de premier secours. En effet, on sous-estime – à tort – le nombre de personnes initiées aux réflexes à adopter devant la victime : afin de se former à la prévention et au secours civique de niveau 1 (PSC1), il est nécessaire de débourser, en moyenne, 50 à 60 €.  Pourtant élémentaires, ces connaissances restent, donc, à la portée de personnes capables de sortir la somme nécessaire tandis que, selon les adeptes de cette nouvelle loi, l’accès à de telles compétences devrait être gratuit – et obligatoire. Finalement, la seule formation reçue par les jeunes concernant le secours de personnes en difficulté se déroule pendant la JAPD, journée organisée en partenariat avec l’armée française, afin de remplacer le service militaire d’autrefois.

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