Annulation du permis de conduire d’un prêtre récidiviste

Pas d’absolution pour le prêtre récidiviste !

Le tribunal de Châteauroux a procédé lundi à l’annulation de permis d’un prêtre sexagénaire pour… conduite en état d’ivresse !

Déjà condamné en juin 2008 à une suspension de permis pour les mêmes faits, le prêtre a essayé d’expliquer son cas : « Je prends douze à quinze médicaments par jour pour mes problèmes de santé. Ces médicaments ont peut-être augmenté l’effet de l’alcool ! ». Mais cela n’explique pas le fort taux d’alcool constaté lors de son contrôle : 1,20 gramme par litre de sang, alors que la limite légale est fixée à 0,5 g… Le président du tribunal lui répond d’ailleurs que les médicaments n’ont en tout cas jamais fait augmenter le taux d’alcool dans le sang.

Le prêtre a finalement été condamné à un mois de prison avec sursis, à 150 euros d’amende et à l’annulation de son permis. Il lui est formellement interdit de se représenter avant un an pour l’obtention d’un nouveau permis. Mauvaise nouvelle pour le prêtre qui parcourait, selon son avocate, environ 3000 km par mois sur un rayon de 17 communes – ce qui n’était guère rassurant pour lui et ses paroissiens !

Bien que le prêtre ait paru ébranlé par la sanction, le tribunal a fait preuve, en réalité, d’une clémence toute chrétienne : en principe, un taux d’alcoolémie supérieur à 0,8 g peut accompagner l’annulation de permis de deux ans d’emprisonnement et de 4500 euros d’amende… Désireux de mettre à profit cette expérience pour régler ses problèmes d’alcoolisme, le prêtre a déjà pris l’initiative de suivre une cure et se fait désormais conduire par un chauffeur : «J’ai pris conscience que de conduire alcoolisé est dangereux pour autrui ». Confession sincère mais pour le moins surprenante de la part d’un prêtre…

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