Ornikar sur le point de créer une révolution

Ornikar le permis libre

Alors que les jeunes se plaignent de plus en plus du coût du permis de conduire, une nouvelle entreprise française pourrait bien créer la révolution. Ornikar, une auto-école low-cost 2.0, devrait être lancée dès la rentrée 2014. Une initiative susceptible de chambouler le secteur de l’apprentissage de la conduite.

Une entreprise qui s’inspire de la conjoncture actuelle

Avec son slogan « Le permis libre », Ornikar se définit comme une auto-école moderne, peu chère et totalement inspirée de la conjoncture actuelle. Concrètement, puisque le permis de conduire coûte beaucoup trop cher aux familles, cette start-up se propose de révolutionner le passage de l’examen, en pratiquant des tarifs défiant toute concurrence. Naturellement, à l’heure où les inspecteurs et moniteurs multiplient les actions pour dénoncer les futures réformes du permis de conduire, l’émergence du concept Ornikar paraît compliquée.

Avec Ornikar, les étudiants mobiles n’ont plus à s’inquiéter du passage de leur permis de conduire en devant se fixer géographiquement à une seule et même auto-école : ils peuvent contacter eux-mêmes des moniteurs indépendants. Par ailleurs, l’enseignement du code de la route se fait intégralement sur la toile, par des applications sur lesquelles les jeunes peuvent s’entraîner de façon illimitée. Parallèlement, un système de notation des professeurs sera mis en place. Ainsi, pour plus d’efficacité, les élèves pourront évaluer leur moniteur, ce qui pourrait créer une concurrence inédite dans le secteur.

Concurrence impitoyable auto ecole

Une concurrence impitoyable pour les moniteurs des auto-écoles classiques

En supprimant les frais de dossier et en raccourcissant considérablement les délais d’attente avant le passage de l’examen pratique du permis de conduire, Ornikar se base sur le principe de la candidature libre. Les tarifs appliqués défient toute concurrence : l’heure de conduite ne coûte que 35 euros – contre parfois 60 euros dans certaines auto-écoles parisiennes. De plus, le pack classique comprenant 20 heures de conduite en plus du code de la route est facturé à 690 euros : il faut compter au minimum 1 000 euros dans les auto-écoles classiques – pour les mêmes prestations.

A l’heure actuelle, le dispositif n’est pas encore mis en place. En effet, lorsque l’on se rend sur le site Internet d’Ornikar, on se trouve directement face à une page nous signifiant que l’entreprise sera bientôt en activité. En ce sens, un tarif de 34,90 euros de l’heure est déjà annoncé, sans compter que l’entreprise valorise pour le client la possibilité de choisir lui-même sa formule – en pack ou à la carte, pour plus de souplesse. Parallèlement, en bas de la page d’accueil, un lien vers une pétition est disponible : en effet, Ornikar a besoin des internautes pour obtenir son agrément d’auto-école, dans le but de commencer son activité.

Un lancement qui fait polémique

Un lancement qui fait polémique

Finalement, à l’heure actuelle, on ne peut être certain que le site Ornikar sera, un jour, bel et bien lancé. Ainsi, le Tribunal de commerce de Paris a examiné la demande des syndicats professionnels d’auto-école de désactiver le site Internet, accusé « d’exercice illégal de l’enseignement de la conduite ». Les deux jeunes à l’origine du concept, âgés de 25 et 27 ans, sont Benjamin Gaignault et Alexandre Chartier : ils rêvent de bousculer les codes de la profession en proposant des candidatures libres. Cependant, de nombreuses organisations professionnelles représentant les gérants d’auto-écoles ont assigné les deux entrepreneurs : pour eux, la start-up ne peut se présenter en tant qu’auto-école, puisque la procédure d’obtention de l’agrément auprès de la Préfecture de Paris est encore en cours.

Toutefois, les deux jeunes à l’origine d’Ornikar ont bien l’intention de se défendre : pour eux, le permis de conduire est beaucoup trop cher – et les délais beaucoup trop longs. Dans leur vision des choses, leur offre s’inscrit dans la lignée de la future réforme du permis de conduire, permettant de privatiser le système des auto-écoles pour offrir plus de souplesse aux jeunes apprentis.

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