Conduite sans permis : deux cas insolites cette semaine

Rares sont les semaines au cours desquelles aucune interpellation pour conduite sans permis n’est rapportée par les médias. Cette semaine, donc, ne fait pas exception à la règle. Mais cette fois-ci, à quelques jours d’intervalle seulement, les deux cas relayés par la presse sortent de l’ordinaire…

Le premier est en fait une première : une conductrice portugaise de 49 ans a été arrêtée fin septembre pour conduite sans permis… pour la 38e fois ! Elle a comparu en justice ce 3 novembre, et, cette fois-ci, la clémence n’a pas été de mise, puisqu’elle a été condamnée à un an de prison ferme. Même si on ne peut remettre en question le principe selon lequel toute infraction vaut sanction, on peut tout de même être surpris que la justice portugaise n’ait pas pris en compte l’incontestable bonne volonté de la conductrice : lorsqu’elle a été arrêtée, elle se rendait justement à son auto-école, où elle devait passer l’examen du code le lendemain…

Si on sait peu de choses du profil de la coupable conductrice portugaise (a-t-elle occasionné de graves accidents, conduit en état d’ébriété etc.), on dispose en revanche de davantage de détails pour le deuxième « cas » de cette semaine. Cette fois-ci, il s’agit d’un monsieur, âgé de 64 ans, également appréhendé alors qu’il conduisait une voiture sans être titulaire du permis. Selon les propres dires du conducteur, il roule sans permis depuis 40 ans car il n’a pas les moyens de le passer. Le casier judiciaire de l’homme semble confirmer ses affirmations, puisque on y compte, au total, 23 condamnations pour conduite sans permis.

Devant un cas aussi limpide, la justice française a réagi comme la portugaise : un an de prison ferme pour ce monsieur.

Sauf que… en 40 ans de conduite, le « coupable » n’a jamais eu un seul accident, ni, selon son avocat, provoqué aucune blessure involontaire : « Après quarante ans, on peut donc affirmer que c’est un très bon conducteur. »

Pour les professionnels de la justice, qui s’appuient très certainement sur d’infaillibles textes de lois, la logique est sans doute imparable. Pour les néophytes, qui ne peuvent s’appuyer que sur le simple bon sens, la logique de la sanction paraît plus étrange : pourquoi, notamment dans le cas du conducteur de 63 ans, ne le condamne-t-on pas à une obligation de passer le permis avant d’envisager la prison ferme ?

Une réponse à Conduite sans permis : deux cas insolites cette semaine

  1. fantomas dit :

    Votre commentaire final est juste, car il y a des conducteurs qui conduisent avec de l’alcool dans le sang plus des produits stupéfiants et eux passent souvent à travers les mailles du filet.

    Robert

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *