Alcool au volant : de moins en moins de tolérance pour les jeunes

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Depuis de nombreuses années, le gouvernement affiche son objectif de réduire considérablement le nombre de morts sur les routes – en passant sous la barre des deux milles par an. A cette fin, l’idée de baisser le taux d’alcoolémie légal pour les jeunes au volant a été évoquée il y a quelques jours.

Un rapport confidentiel souhaitant limiter le taux d’alcoolémie

Le célèbre journal Le Parisien a réussi à avoir accès à un rapport totalement confidentiel. Ce dernier propose de limiter le taux d’alcoolémie autorisé pour les jeunes conducteurs à 0,2 gramme par litre de sang, au lieu des 0,5 actuels.

Théoriquement, les premiers effets de l’alcool surviennent autour de 0,3 g/l. En ce sens, le fait de baisser autant la limite autorisée pourrait permettre de diminuer le nombre d’accidents sur les routes, puisque l’alcool est très souvent responsable de la mort des conducteurs d’automobiles.

De plus, on sait que les jeunes sont les premiers à avoir des accidents, notamment après des soirées bien arrosées. C’est pour cela que le rapport confidentiel pourrait, si ses préceptes sont appliqués, contribuer à la baisse des décès dans des accidents de la route.

A ce jour, aucune mesure officielle n’a été annoncée par le gouvernement. Pour en savoir plus, il faudra attendre un peu, pour que les choses se précisent davantage.

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La mesure ne ferait pas l’unanimité          

Le rapport proposant une baisse du taux d’alcoolémie autorisé pour les jeunes ne fait pas que des heureux. En effet, tandis que la France pourrait prendre exemple sur d’autres pays européens restreignant drastiquement l’alcool au volant, plusieurs individus s’opposent à cette éventuelle décision du gouvernement.

Plusieurs associations de sécurité routière affirment que « dans plus des deux tiers des accidents mortels impliquant un conducteur ivre, l’alcoolémie est supérieure à 1,5 g/l. » Tandis que le taux de 0,2 g/l symbolise une quasi-absence de consommation d’alcool, il n’incite pas à apprendre à simplement limiter sa consommation.

De plus, les associations affirment qu’il est indispensable d’avoir une démarche plus pédagogique envers les jeunes conducteurs. Il serait – par exemple – plus judicieux de lutter intelligemment contre les addictions au volant, à l’origine des accidents les plus graves.

Dans le rapport, les auteurs prévoient bien que cette réduction pourrait être mal perçue par les premiers concernés, qui pourraient voir en elle une restriction des libertés. Pourtant, les proches des jeunes seront davantage favorables à cette prévention, puisqu’ils pourraient être plus tranquilles lorsque leurs enfants sortent le week-end.

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Plusieurs pays ont déjà adopté ce genre de mesure

Même si l’on ne sait pas encore, à l’heure actuelle, si une réduction du taux d’alcoolémie pour les jeunes va être appliquée, on peut – d’ores et déjà – regarder ce qui se passe chez nos voisins européens.

Au Luxembourg, en Irlande, en Grèce et au Portugal, cette législation est déjà active. Par ailleurs, dans des pays comme l’Allemagne, la Suisse ou l’Italie, les automobilistes ayant deux à trois ans de permis ne doivent tout simplement pas consommer une seule goutte d’alcool avant de conduire, puisqu’ils peuvent être verbalisés.

Les acteurs à l’origine du rapport préconisent, en cas de taux d’alcoolémie entre 0,2 g/l et 0,5 g/l, de retirer 6 points, ce qui entraînerait, pour un conducteur ayant son permis depuis moins d’un an, une perte de la totalité des points.

En 2013, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, affirmait que « les conducteurs de 18 à 24 ans ayant consommé de l’alcool étaient impliqués dans un accident sur deux entre minuit et 6 heures du matin, le samedi et le dimanche. » Ce constat ne peut que motiver une éventuelle prise de décisions concernant les jeunes et leur consommation d’alcool.

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