Réforme du permis de conduire : les inspecteurs en grève

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Depuis cet été, on a commencé à appliquer la réforme du permis de conduire. Dès le 15 septembre, deux syndicats d’inspecteurs appellent à la grève. Dans les jours à venir, il faudra donc prévoir des annulations et de plus grands délais concernant le passage de l’épreuve pratique du permis de conduire.

Un appel à la grève lancé par deux syndicats

Dès le 15 septembre, les deux principaux syndicats d’inspecteurs du permis de conduire appellent à la grève. Le but est de lutter contre la réforme dont certains principes ont déjà été appliqués cet été. Le syndicat national force ouvrière des inspecteurs initie une « grève illimitée pour contester les effets néfastes de la réforme », selon la secrétaire générale, Pascale Maset.

Par ailleurs, le syndicat national des personnels techniques, administratifs et de services a, lui aussi, mis en place un préavis de grève à compter du lundi 15 septembre. La mobilisation sera reconductible jusqu’au 19 septembre. Dans son communiqué, le syndicat affirme que les différentes rencontres avec le gouvernement n’ont pas permis de réaliser les négociations attendues, ce qui n’a pas satisfait les inspecteurs.

Il faudra composer, ces jours-ci, avec de nombreuses annulations concernant l’examen du permis de conduire. En effet, lors de la dernière grève en juin dernier, on avait recensé l’annulation d’environ 10 000 examens en l’espace d’une journée seulement.

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Différentes réclamations pour changer le système

Si le gouvernement souhaite changer le système du permis de conduire, certains inspecteurs et moniteurs d’auto-écoles ne s’opposent pas franchement à cette idée. Cependant, ils pensent que les initiatives prises par l’État ne sont pas les bonnes.

Le SNPTAS-CGT désire entamer des négociations dans l’optique de modifier l’organisation de la journée de travail. Par ailleurs, il est aussi question d’une « ouverture immédiate de discussions sur les carrières » et d’une « révision des mesures appliquées pour l’ETG (examen théorique général du code de la route) adaptée à la réalité du terrain. »

D’une façon générale, les inspecteurs ne sont pas contre une modification des modalités de passage du permis de conduire, qu’il s’agisse de l’épreuve pratique ou de l’épreuve théorique. Toutefois, ils estiment qu’il est absolument nécessaire de penser d’une autre façon la réforme, afin de proposer aux candidats un diplôme de qualité, certifiant de leurs réelles capacités à prendre le volant en toute sécurité. De nouvelles négociations pourraient finalement avoir lieu, notamment en cas de prolongement de la grève.

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Les mesures déjà prises et les projets futurs

Depuis le 1er juillet 2014, l’examen du code de la route est surveillé par des gendarmes et des policiers en retraite. Auparavant, la tâche était uniquement réservée aux inspecteurs du permis de conduire.

Par la suite, d’ici moins d’un an (en juillet 2015), l’activité de surveillance sera entièrement confiée à un prestataire agréé par l’État. Concrètement, le but de cette décision est d’aider les inspecteurs à se concentrer uniquement sur l’épreuve pratique. L’objectif étant de leur permettre de passer plus de candidats en une seule journée, afin de réduire les délais d’attente, aujourd’hui beaucoup trop longs.

Depuis le 1er août, l’épreuve de conduite a également été réduite : elle est passée de 35 à 32 minutes. Cette mesure permet aux inspecteurs de faire passer 13 examens par jour – au lieu de 12.

Dans les mois à venir, les créneaux d’examen attribués aux auto-écoles le seront d’une manière différente, également pour diminuer les délais d’attente. La conduite accompagnée pourra être débutée dès l’âge de 15 ans, ce qui offrira l’opportunité aux jeunes de passer le permis dès 17 ans et demi.

Pour favoriser les économies et encourager l’accession à la conduite, il est – parallèlement – question d’étendre le permis à un euro par jour aux individus ayant déjà échoué à leur première tentative. Enfin, le ministère de l’Intérieur a émis le désir de moderniser la profession, en révisant les modalités de l’agrément des auto-écoles et des clauses obligatoires des contrats avec les candidats.

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