Code de la route en prison : quand un centre de détention se transforme en centre d’examen…

A Foix, dans l’Ariège, un simulateur de conduite a été laissé à la disposition des détenus pour quelques instants. Bien qu’éphémère, l’expérience a permis à une vingtaine de prisonniers de reprendre pied avec la conduite, le monde extérieur et ses règles. Dans la prison de Tarbes (Hautes-Pyrénées), un projet de plus longue haleine a vu le jour : 5 détenus, dûment formés au préalable, ont pu passer le code de la route en prison.

Code de la route en prison

Lancé à l’initiative de Denis Depond, l’instituteur de la maison d’arrêt, ce projet a pris fin dernièrement, avec l’examen final organisé au sein-même de la prison, dans la salle de classe. Auparavant, les détenus sélectionnés pour passer leur code ont suivi 30 heures de cours (soit environ 6 heures par semaine), dispensées par une ancienne monitrice d’auto-école, Françoise Roux.

Pour Denis Depond, ce projet avait un double objectif : rentabiliser le temps passé en prison en passant un examen indispensable pour obtenir ensuite le permis, ce qui facilitera ensuite les recherches d’emploi des détenus qui auront purgé leur peine, mais aussi apprendre à se conformer à un ensemble de règles et en comprendre l’intérêt…

La perspective de pouvoir passer le code a également permis à certains détenus « en situation d’illettrisme » de « retrouver le chemin de la classe, de l’école » (Denis Depond) – ou, en d’autres termes, retrouver un peu d’assurance, d’estime et de confiance en soi. Pour les détenus, le passage du code et sa préparation ont été autant une manière de briser la monotonie du quotidien que de commencer à envisager l’avenir sous un angle constructif. Si Karim, 28 ans, n’hésite pas à reconnaître que « ça aide à passer le temps », il n’accorde pas moins de valeur à l’opportunité qui lui est offerte : « c’est une motivation supplémentaire, quelque chose de bien, pour moi, dans ma vie, puisque mon objectif, en sortant, c’est du travail et le permis, même si le permis, sans argent, ça va être dur ».

Source : http://www.ladepeche.fr/

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