Les cyclistes commettent de nombreuses infractions au Code de la route

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Tout comme les automobilistes, les cyclistes sont tenus de respecter le Code de la route. Pourtant, ils sont nombreux à commettre des infractions. Selon le média 20 Minutes, qui publiait un article sur le sujet dans son édition nationale du 24 novembre 2014, 88 % des cyclistes interrogés affirment avoir déjà enfreint la loi à vélo.

Quelles sont les obligations des cyclistes sur la route ?

Feux rouges grillés, sens interdits empruntés, absence de casque de vêtements réfléchissants ou de lumière, il semblerait qu’au quotidien les cyclistes multiplient les comportements risqués ! Pourtant, le Code de la route est extrêmement clair : les vélos doivent respecter les mêmes obligations que les véhicules motorisés. Il y est clairement stipulé que pour rouler en toute sécurité et conformément à la législation, le cycliste doit utiliser un moyen de transport en bon état, et équipé d’accessoires indispensables à sa visibilité par les autres usagers.

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Ainsi, le port du gilet rétro-réfléchissant est obligatoire la nuit hors agglomération ou si la luminosité est réduite. Le vélo doit également être appareillé d’un feu avant jaune ou blanc et d’un feu arrière rouge. Il doit aussi être doté de catadioptres (dispositif qui permet de réfléchir la lumière) rouges à l’arrière, blancs à l’avant et oranges sur le côté des pédales. Un outil d’avertissement sonore, qu’on appelle vulgairement « sonnette », s’avère aussi indispensable à la sécurité des cyclistes. Il permet de prévenir en urgence les véhicules de leur présence.

Enfin, les règles de circulation s’appliquant aux vélos sont semblables à celles des automobilistes. Ces derniers doivent ainsi respecter les panneaux de circulation, s’arrêter aux feux rouges, marquer un arrêt aux stops, céder la priorité lorsqu’une signalisation l’indique, etc. Il convient également d’utiliser les pistes cyclables lorsqu’elles existent. Le trottoir étant réservé aux piétons, les vélos ne sont pas autorisés à y circuler.

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Infractions au Code de la route : pourquoi les cyclistes bravent-ils ces interdits ?

Il existe plusieurs raisons aux infractions commises fréquemment par les cyclistes. La plus importante est la notion de danger. En effet, bien que la loi s’applique à tous les utilisateurs de la route, les vélos ont un statut particulier. Les usages d’une bicyclette  d’une moto ou d’une voiture sont les mêmes, à savoir circuler au quotidien, mais le ressenti à bord de ces types de transport est différent. Un vélo est léger, ouvert et bien plus exposé aux dangers. Un cycliste ressent, voit et entend la route et se sent souvent menacé par des véhicules plus imposants.

Bien entendu, ce sentiment ne peut justifier la totalité des manquements à la loi. Nombre de feux rouges grillés le sont pour gagner du temps, d’autres encore le sont pour économiser ses muscles et ses efforts. Mais il est vrai que la synchronisation des feux a été pensée pour s’accorder à la vitesse des véhicules motorisés. Or, un vélo est bien plus lent et la pression au démarrage de la part des voitures se fait rapidement sentir.

En ce qui concerne la remontée d’une rue en sens interdit, la même justification peut être invoquée. Ces voies ont également été conçues pour fluidifier le trafic automobile dans les années 60, où l’on considérait qu’un passage à sens unique permettrait aux véhicules de circuler plus rapidement, étant donné que le risque de croiser quelqu’un était supprimé. Les cyclistes ont un impératif lié à leur forme physique. Ils ont en effet besoin de leurs muscles pour se mouvoir et bravent parfois la loi en circulant à contre sens pour économiser leurs efforts.

Quant aux équipements, ils sont souvent négligés, car le vélo reste en France à usage occasionnel. Les cyclistes ne voient donc pas l’intérêt d’accessoiriser leurs montures, alors qu’ils ne l’empruntent que peu fréquemment. Par ailleurs, les lumières sont jugées inutiles dans les villes qui bénéficient d’un fort éclairage nocturne.

Près de 46% de cyclistes affirment avoir déjà été victimes d’un accident. Ils sont également 56% à estimer être moins dangereux qu’en voiture ou en moto. La notion de danger est donc très présente dans la conduite à vélo, et si une infraction reste condamnable, elle justifie qu’un grand nombre d’interdits soient franchis par les cyclistes.

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