Une nouvelle campagne de sécurité routière signée Mathieu Almaric

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Depuis plusieurs années, la sécurité routière présente des films chocs signés par des réalisateurs français. Cette année, le projet a été confié à Mathieu Almaric. Le réalisateur livre une vidéo montrant un père de famille rongé par un accident qu’il a causé, alors qu’il envoyait un sms au volant, et qui a vu la mort d’un enfant.

Des courts-métrages créés par des réalisateurs français pour sensibiliser aux dangers de la route

Le 11 février 2014, Rémi Bezançon s’était déjà plié à l’exercice en proposant deux courts-métrages d’environ 5 minutes. Le premier, intitulé Le sourire du pompier, narrait le quotidien d’un couple dont la femme était en fauteuil roulant. Au fil de l’histoire, on apprenait que la condition de cette dernière, interprétée par Mélanie Bernier, était le résultat d’un accident de la route causé par son conjoint, Baptiste Lecaplain, qui avait pris la route sous l’effet de l’alcool. Quant au second, Je vous aime très fort, il racontait l’histoire d’un père et de sa fille, devenue orpheline suite à l’accident de sa mère qui téléphonait au volant. Ses derniers mots ont été enregistrés sur le répondeur téléphonique de son mari, interprété par Arié Elmaleh. Deux films poignants qui, sans montrer aucunes images violentes, choquent et dérangent.

En 2010, un court-métrage de ce type a reçu un Lion d’Or au Festival international de la publicité de Cannes. Insoutenable présentait une soirée classique qui se terminait par un grave accident de la route. La vidéo a fait le buzz et a été visionnée près de 2 millions de fois en l’espace d’une semaine. Ce film d’environ 5 minutes, montrait des images choquantes et jouait moins sur l’aspect psychologique que ceux réalisés par Rémi Bezançon. On y voyait, en effet, la scène sanglante de l’accident et la terreur des survivants, horrifiés par ce qu’il venait de se passer.

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Suspense et tension rythment ce nouveau court-métrage sur la sécurité routière

Dans ce film, justement nommé La magie de Noël, Mathieu Almaric entend choquer le spectateur. Dans une tension et avec un suspense perceptible, il met en scène un choc plus psychologique que visuel. En effet, on ne voit aucunes images de l’accident, mais on comprend dès les premières secondes que le personnage principal est hanté par quelque chose. Le court-métrage nous transporte dans une famille, le soir du réveillon. Le père, interprété avec justesse par Pio Marmaï, semble absent, triste et tendu, tout au long de la soirée. Alors que ses proches profitent de Noël et laissent exprimer leur joie, le personnage contraste avec le bonheur ambiant. Chaque geste, chaque cadeau, le plongent au cœur du drame qu’il a causé 6 mois auparavant. Alors qu’il conduisait, il a écrit un simple SMS, un « j’arrive » qui a causé la mort d’un enfant. Avec ce film, Mathieu Almaric rappelle que cela pourrait arriver à tout le monde, et que nous ne sommes pas à l’abri d’une telle tragédie. En plaçant son sujet dans une scène banale, une soirée chez monsieur et madame tout-le-monde, il s’adresse à tous.

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Un choc psychologique plutôt que visuel pour alerter sur les dangers de la route

Le choix de ces films, hormis celui réalisé en 2010, est de produire un choc psychologique plutôt que visuel chez le spectateur. En s’identifiant aux personnages : à l’homme qui prend la voiture avec sa compagne après une soirée alcoolisée, à la mère qui annonce une bonne nouvelle au téléphone, alors qu’elle est au volant à son mari et qui rend sa fille orpheline, et au père qui tue un enfant pour un SMS banal, le public comprend qu’il pourrait ne pas être épargné par ce type de drame, s’il s’adonne à ces comportements risqués.

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