Quelles solutions pour vaincre la peur de conduire ?

Route avec arc en ciel

Selon les statistiques récentes de l’Association Axa Prévention, 23 % des personnes ayant obtenu leur permis de conduire renoncent à conduire à cause de l’appréhension. Ce type de phobie, connue sous la dénomination d’amaxophobie, n’est toutefois pas sans solutions. Voici des pistes permettant de vaincre cette appréhension empêchant de goûter au plaisir de conduire.

 

Des causes multiples

Pour mieux combattre la peur de conduire, il est important de connaître sa cause réelle. Les causes en question sont différentes d’une personne à une autre.

A cause des discours des moniteurs d’auto-école sur les grandes responsabilités des personnes qui conduisent un véhicule et de leur incitation constante à la prudence en cours d’apprentissage, certaines personnes voient la conduite comme une entreprise dangereuse. Malgré les peurs et les souffrances morales, des candidats osent prendre le volant en présence du moniteur. Celui-ci peut en effet intervenir à tout moment en cas de dérapage. Après obtention du permis toutefois, ces personnes renoncent à conduire car il n’y a plus un moniteur pour les assister.

 

Angoisse au volant

 

La peur de conduire peut être contractée une fois que la personne ait conduit sa voiture toute seule après le permis et qu’elle ait été victime d’un accident, même s’il s’agit d’un accident pas très grave.

La personne craint pour sa vie ou encore pour ses passagers. Elle voit alors la conduite d’une voiture comme une responsabilité importante au point de contracter une appréhension incontrôlable.

Dans certains cas, la peur de conduire s’explique tout simplement par le tempérament peu confiant de la personne. Malgré les exercices et formations, elle ne se sent tout simplement pas capable d’assurer par elle-même la conduite d’une voiture.

 

Des réactions différentes une fois au volant

La peur de conduire peut se manifester de toutes les façons. Tout dépend des tempéraments de chaque personne.

Certaines personnes tremblent et ont le souffle coupé une fois au volant. D’autres suent abondamment. Il y a également ceux qui perdent leurs moyens et n’arrivent même pas à bouger la voiture du garage ou d’un parking.

Certaines personnes victimes d’amaxophobie arrivent à démarrer la voiture et à rouler. Seulement, elles perdent le contrôle et risquent de faire des accidents à tout moment, notamment s’il n’y a aucune personne qui les assistent.

Le danger est grand quand une personne ressent une grande appréhension au volant. Pour pouvoir conduire en toute sécurité, il est important de se débarrasser de l’amaxophobie.

 

Se prendre en main pour vaincre sa peur de conduire

Pour vaincre sa peur de conduire, il n’y a qu’une chose à faire : prendre le volant. Cela doit toutefois se faire de manière progressive et selon des consignes précises. Il faut aussi noter que cette solution concerne surtout les personnes qui ne sont pas libérées de leur peur de conduire même après obtention de leur permis de conduire.

La démarche consiste à conduire sous l’œil vigilant d’un ami ou d’une connaissance à même de rassurer sur les routes. Il est aussi important de rouler sur un trajet convenable pour apprendre à conduire. Le but est ici de se sentir à l’aise au volant et de rouler sur les routes avec sérénité. Le conducteur souffrant d’amaxophobie se familiarise avec un trajet précis et s’efforce de faire une conduite correcte et sécurisée.

Après plusieurs essais, le coach sort et laisse la personne rouler seule sur le même trajet. Plusieurs essais réussis sont nécessaires pour que l’individu gagne en confiance en soi. C’est juste après tout cela que la personne peut essayer d’autres trajets et ainsi pouvoir rester maître de la situation quels que soient les obstacles et les difficultés.

 

Se faire aider par un spécialiste

Des personnes se sentent incapables de dépasser leur peur de conduire malgré de nombreux exercices de conduite en compagnie d’une personne de confiance. Dans ce cas, il peut être indispensable de consulter un thérapeute. Celui-ci fera en sorte d’identifier la cause réelle de cette angoisse naissante au volant d’une voiture. L’origine de l’appréhension peut en effet remonter de la petite enfance puis enfoui dans le subconscient de la personne. Le problème est que le trouble enfoui continue de faire souffrir la personne et ne peut être éliminé que si le thérapeute arrive à le remonter à la conscience. La cause peut également être un traumatisme du passé que l’individu n’arrive pas à dépasser.

Pour ces personnes, une thérapie s’impose avant de recommencer à conduire un véhicule.

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