Le passage du code de la route au lycée envisagé

Ancien permis de conduire

Au cœur du débat actuel : la réduction du coût et du temps de passage du permis de conduire. Parmi les solutions envisagées, le projet de loi Macron envisage le passage du code, dans l’enceinte du lycée. Une suggestion dénoncée par l’opposition et par le président de l’UNIC (Union Nationale des Indépendants de la Conduite).

 

Et si les lycéens passaient leur code dans leur établissement ?

Actuellement, les questions relatives à la route sont abordées, dès le plus jeune âge : l’Attestation de Première Education à la Route (APER) est obtenue en primaire, l’Attestation Scolaire de la Sécurité Routière (ASSR) de niveau 1, au collège et de niveau 2, au lycée. Cet éveil aux dangers de la route, jalonne tout le parcours scolaire d’un élève.

 

Le texte du projet de la « Loi Macron », consacré à cette thématique, souhaite s’inscrire dans la continuité de cette démarche, tout en tentant de résoudre les problématiques actuelles : le coût et les délais d’attente au permis de conduire.

 

À ce titre, il propose – à travers un amendement à l’article 9 – la préparation et la présentation au code, au sein même des lycées, pour les élèves volontaires, dans la mesure où cette formation est réalisée en dehors du temps scolaire.

 

Pour réduire le coût et le temps d’attente au permis de conduire

 

Salle de formation au code de la route

 

À l’origine de cet amendement, une commission spéciale de 70 députés, menée par le président PS François Brottes. Cette suggestion, qui s’appuie sur l’article L312-13 du code de l’éducation, précise que « l’enseignement du Code de la route est obligatoire et est inclus dans les programmes d’enseignement des premier et second degrés ».

 

L’idée motrice de cette mesure est de désengorger le planning des inspecteurs des auto-écoles, afin qu’ils se consacrent davantage à l’épreuve pratique, réduisant, de fait, les délais de passage au permis de conduire et les coûts relatifs à l’obtention de la précieuse carte rose !

 

Car, selon les chiffres du gouvernement, le délai moyen actuel est de 3 mois, pour repasser l’épreuve pratique après un échec. Un délai qui passe à 4 mois, en région parisienne.

 

À noter que François Brottes envisage l’externalisation du code au lycée, comme une première étape, avant de s’étendre à d’autres lieux, afin de n’exclure aucun jeune.

 

Un amendement controversé

L’article 9, désormais amendé, du projet de la « Loi Macron » sera étudié à l’Assemblée, à partir du 26 janvier 2015 et devra faire face à une opposition farouche.

 

Déjà en commission, l’UDI – soutenue par l’UMP – a échoué à faire adopter des amendements confiant l’épreuve pratique à des organismes certificateurs agréés, pour réduire les délais et les coûts.

 

Une option qui aurait pourtant satisfait le président de l’UNIC, Philippe Colombani, qui se dit victime d’une « trahison » : « Il a toujours été convenu que la loi Macron ne traiterait pas de notre profession, que ce domaine était réservé à M. Cazeneuve et ce matin, j’apprends ça. On nous méprise, on nous néglige, moi j’appelle ça, une déclaration de guerre ». Selon lui, les arguments avancés pour justifier l’amendement ne tiennent pas la route : offrir une plus grande disponibilité des inspecteurs, en externalisant l’épreuve théorique, ne représentera « qu’une simple goutte d’eau » ! « Dans une ville comme Paris, si on enlève le code aux inspecteurs, ça rajoute une place et demie d’épreuve pratique par mois par auto-école », explique P. Colombani.

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