Premier bilan de la réforme du permis de conduire

Initiée le 13 janvier 2009, la grande réforme du permis de conduire avait trois objectifs déployés sur trois ans : faciliter l’accès des jeunes à la conduite, améliorer la qualité du service proposé et la sécurité routière. Voici un premier bilan à mi-parcours de cette réforme, comprenant 16 orientations et 37 mesures d’application à mettre en œuvre :

« Les premiers résultats sont encourageants, compte tenu du temps d’adaptation nécessaire pour les écoles de conduite, les candidats et les inspecteurs du permis de conduire.», indiquait Dominique BUSSEREAU, alors Secrétaire d’État chargé des Transports.

Plus de 60% de réussite au permis

L’épreuve du permis de conduire ne prend plus seulement en compte les erreurs des candidats mais elle établit un bilan de compétence qui constitue l’élément d’évaluation. Ainsi, le taux de réussite de l’examen était de 60,25 % en juillet 2010 contre 56,6 % à la fin de l’année 2008.

Plus de 62% de réussite au code

Concrètement utilisée depuis le 19 avril 2010, la nouvelle banque de questions a été modifiée et compte désormais 118 questions supplémentaires, notamment sur des nouveaux thèmes comme le comportement routier. Le taux de réussite au code a été de 62.71 % en juillet 2010.

De nombreuses mesures tentent également à diminuer le nombre de mois d’attente pour passer le permis, avec, entre autres, l’embauche de nouveaux inspecteurs ou encore à simplifier les procédures d’inscription au code, en retirant, par exemple, le mois obligatoire d’attente, etc. La réforme prévoit également l’assouplissement de la conduite accompagnée et l’introduction de deux nouvelles formules : d’une part, la conduite supervisée qui s’adresse au plus de 18 ans, leur permettant de passer le permis en seulement 3 mois et 1.000 km de conduite avec un superviseur et, d’autre part, la conduite encadrée par des membres d’établissements de formations aux métiers de la route, qui font passer le code et le permis directement.

En première analyse de toutes ces mesures visant à accélérer l’ensemble du processus, ne peut-on pas supposer que le passage du permis est aujourd’hui quelque peu bradé ? Ces taux de réussite record, au code comme au permis, traduisent-il une élévation du niveau ou une simplification trop accentuée de l’épreuve ? Que propose-t-on pour valoriser l’expérience acquise avec la pratique ? Avec cette réforme, l’expérience pratique est réduite a minima, ce qui peut paraître paradoxal et peut-être inquiétant, a priori.

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