Le nouveau règne des piétons et des cyclistes

Nous avions mentionné et énuméré dans un précédent post, les différentes modifications subies du code de la route : nous avions alors parlé des amendes encourues par l’usage de cyclomoteurs débridés, de la formation obligatoire pour les titulaires du permis B désirant conduire des motocyclettes légères (de 50 à 125 cm3) et enfin de la nouvelle autorisation offerte aux cyclistes de tourner à droite suite à un feu rouge. Faute de renseignements, nous n’avions pas mentionné le quatrième point concernant les piétons…

Depuis que le décret du mardi 16 novembre est publié au Journal Officiel, de nouvelles règles régissent la vie des conducteurs automobiles. Applicables immédiatement, le piéton apparait désormais comme « le gentil » face aux « méchants automobilistes ». « Lorsqu’un piéton s’engage ou manifeste de façon claire son désir de s’engager par un geste dans la traversé de la chaussée, le véhicule doit lui céder le passage ». Si le conducteur ne respecte pas ce nouveau point de code, il encourt une amende de 135 euros et un retrait de quatre points sur son permis. Par contre, si un passage clouté est disponible dans un rayon de 50 mètres, le piéton devrait s’acquitter d’une amende de quatre euros.

Avec la nouvelle autorisation du cycliste de tourner à droite au feu rouge (quand le carrefour sera balisé par les nouveaux panneaux de signalisation correspondants en janvier 2011), le règne des « petits acteurs »de la route vient de commencer.

Selon Michèle Merli, la déléguée interministérielle à la Sécurité Routière, « avec une population vieillissante, il y aura de plus en plus de personnes à mobilité réduite », il faut donc développer des actions visant à les protéger. Cette mobilité douce, prônée par le gouvernement, s’inscrit donc dans l’air du temps et permet dans cet esprit, déjà quelques digressions de ces personnes déjà presque intouchables : la tolérance des contresens des cyclistes dans de nombreuses communes, la déambulation des piétons au milieu des voitures et des vélos, dans les zones de rencontres sans marquage au sol…

Ces nouveaux dispositifs ne sont pas pour plaire aux conducteurs de voitures qui s’estiment comme persona non grata dans les centres villes.

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