La route de la soie

La route de la soie est une route commerciale qui est née au IIIème siècle et qui s’est développée jusqu’au XVIème siècle.

A l’origine de sa création, les empereurs de la dynastie Han qui étaient assiégés par les Xiongnu, des barbares nomades, et qui avaient besoin d’alliés et de chevaux. Ils décidèrent donc d’ouvrir leur commerce de soie vers l’extérieur, rompant ainsi leur monopole sur ce précieux tissu.

Les convois de caravanes s’organisèrent alors depuis la ville de Xi’an (province de Shaanxi), suivant ensuite le corridor de Gansu, puis contournant par le nord ou par le sud le désert de Taklamakan. Ensuite, la route rejoignait l’actuel Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran, Irak, Syrie, Turquie pour aboutir en Europe.

Au-delà de la soie, la route proposait des pierres, de la porcelaine, des étoffes de laine ou de lin, de l’ambre, de l’ivoire, des épices, du verre, du corail, des métaux précieux ou des armes. La ligne de commerce Est–Ouest fonctionnait bien mais la longueur du parcours, la nébuleuse de chemins empruntée par les commerçants, la dangerosité encourus par les voyageurs, ont largement contribué à la hausse des prix des produits. C’est une des raisons qui poussèrent les Européens à trouver une voie maritime : elle sera appelée « la route des épices » ou « la route des parfums » et contribuera à l’abandon de la route de la soie.

Aujourd’hui, on constate l’influence de cet axe sur les cultures, les technologies et les religions : la route de la soie fut la voie de la découverte de la boussole, de la poudre à canon, du papier-monnaie, de l’imprimerie, etc. ; elle fut également la voie de propagation du bouddhisme, du christianisme, de l’islam, etc. qui se transportèrent jusqu’en Chine par ce biais. Il s’agissait du premier phénomène d’intégration politique et culturelle causé par le commerce international.

Nommée ainsi au XIXème siècle par le géographe allemand Ferdinand von Richthofen, la route de la soie aujourd’hui revit grâce à l’UNESCO qui, depuis la fin du XXème siècle, tente de convaincre les pays situés sur son tracé, de créer des circuits touristiques pour la faire renaître, même symboliquement.

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