Stop au salage des routes, préférons le sable, le bois ou le gravier…

Selon la fédération France Nature Environnement (FNE), il est impératif d’utiliser des solutions alternatives au salage chimique.

Chaque hiver en France, un million de tonnes de sel recouvre les routes pour faire fondre la glace ou la neige. Or, ces épandages ont des conséquences écologiques sur la faune et la flore. En plus, cette année, l’Association des fournisseurs de sel de déneigement (Asselvia) estime que le double du sel sera utilisé.

La majorité des solutions chimiques employée par l’Hexagone, est à base de chlorure de sodium, d’alcool, de glycol, de chlorure de calcium, de sulfate et de nitrate. Or, selon la FNE, les impacts environnementaux de ces produits chimiques peuvent aboutir à la disparition d’espèces végétales et animales. « En ce qui concerne les impacts sur la faune et la flore, ils sont immédiats mais peuvent également se prolonger après la saison hivernale » explique Benoit Hartmann, porte-parole de FNE.

En effet, par exemple, les saumons ou les crapauds sont très sensibles aux taux de salinité ; le sel peut également brûler le feuillage des végétaux, dessécher les racines et modifier les propriétés du sol. En plus, l’utilisation de produits chimiques peut entraîner une réaction et libérer les métaux lourds présents sur les routes, sur les carrosseries et les pneumatiques, qui peuvent ensuite, se disperser dans la nature.

Aujourd’hui, il existe d’autres solutions comme la réduction des déplacements par temps de neige, la promotion de l’utilisation de pneus neige, le recours aux transports en communs, etc. Mais au-delà d’un changement de comportement, il est également possible de recourir à des traitements mécaniques : sable, copeaux de bois, gravillons rocheux, etc.

Pour étayer et initier le changement, la FNE requiert une « réglementation permettant la hiérarchie des usages et solutions à mettre en œuvre en cas d’épisode neigeux ou de gel persistant ».

Une réponse à Stop au salage des routes, préférons le sable, le bois ou le gravier…

  1. Philippe dit :

    Combien de tonnes de nitrate et autre produits sympas déversent chaque année nos chers agriculteurs ?

    Quid des deux roues qui rouleraient sur des chaussées gravillonnées ?

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