Un nouveau plan d’action pour lutter contre l’insécurité routière

Le 10 février 2011, le Premier Ministre, Brice Hortefeux, a présenté un nouveau plan d’action pour lutter contre l’insécurité routière. Ce projet met l’accent sur deux priorités : renforcer la formation des conducteurs et augmenter les moyens matériels pour diminuer la mortalité routière.

2010 est la neuvième année consécutive de baisse des nombres de tués sur la route, bilan qui permet, pour la première fois, de passer sous la barre des 4 000 (3 994 tués exactement). Mais la récente hausse, observée en janvier (+ 21% de morts, + 4,1% d’accidents et + 1,7% de blessés) doit, selon le ministre, agir « comme une piqûre de rappel » car l’objectif affiché – être à moins de 3 000 morts en 2012 – reste plus que jamais d’actualité.

Pour y parvenir, Brice Hortefeux propose deux axes d’actions :

  • La formation des conducteurs « à tous les âges de la vie ». Concrètement, cela se traduira par un module sécurité, dispensé dans chaque lycée, dès la rentrée 2011, pour sensibiliser les futurs conducteurs, avec la mise en place d’une formation pour l’utilisation de scooters et motocyclettes légères et de formations complémentaires à destination des novices, comme les personnes âgées, pour suivre les évolutions de la réglementation et de la signalisation.
  • La lutte contre les causes de la mortalité routière. Les mesures visent essentiellement à se doter de moyens adéquats pour enrayer la conduite en état d’ébriété, sous l’emprise de stupéfiants ou simplement, lutter contre la vitesse excessive (multiplication des radars et des éthylomètres, des dispositifs de lecture automatisée des plaques d’immatriculation, du PV électronique généralisé à toute la France, etc.)

Ces différentes mesures, concrètes et opérationnelles, complèteront les dispositions de la loi LOPSI 2 (Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure (ou LOPSI 2009). « Au niveau  opérationnel,  avec  le  plan  d’action  pour  la  sécurité  routière  et  au  niveau  juridique,  avec  la  mise  en œuvre  des  nouveaux  outils  de  la  LOPSI,  nous  sommes  totalement  mobilisés  pour  faire,  de  2011,  la dixième année consécutive de baisse de l’insécurité routière » selon Brice Hortefeux.

Une réponse à Un nouveau plan d’action pour lutter contre l’insécurité routière

  1. DDE Réunion en grande surdité.

    Dans le cadre général de l’amélioration de la connaissance et de la compréhension des caractéristiques de l’insécurité routière. « le programme « Enquêtes Comprendre Pour Agir » (ECPA), lancé en 2004 par le Comité Interministériel à la Sécurité Routière, est placé sous la responsabilité du préfet de département, …et mis en oeuvre par le coordinateur sécurité routière ».

    Malheureusement à la Réunion, aucune enquête et commission de validation n’a eu lieu depuis l’arrivée de la sécurité routière à la DDE en janvier 2009. Diverses réponses évasives m’ont été données mais aucune décision n’a été prise, les dossiers sont restés lettres mortes.

    J’en suis de quatre enquêtes sous le coude, réalisées, bouclées et rédigées… inutilement.

    Il n’est que de surfer sur internet pour constater que les ECPA perdurent activement dans plusieurs départements Français.

    Il s’agit d’enquêtes pluridisciplinaires composées d’un médecin, d’un gendarme ou policier, d’un psychologue, d’un expert automobile, d’un spécialiste de l’infrastructure et d’un spécialiste de l’enjeu.
    Six personnes par enquête participent à l’élaboration de dossiers anonymés, de l’ordre de quarante voire soixante pages et plus, composés de photos, de comptes rendus d’entretiens, de propositions, de présentations vidéo et d’un résumé du dossier, afin d’apporter des informations utiles aux responsables locaux au sujet des causes d’un accident et leur permettre d’agir pour que l’accident ne se reproduise pas.

    Obligatoirement bouclée en deux mois, chaque enquête nécessite plusieurs déplacements sur les lieux de l’accident pour relever des traces éventuelles, photographier, mesurer, contacter le voisinage proche. Puis de rencontrer, selon leurs disponibilités, toutes les personnes concernées, acteurs, témoins, familles, intervenants divers, pompiers, policiers, gendarmes, personnel hospitalier,…tous très investis dans cette démarche qui vise à améliorer la sécurité routière.

    Les entretiens sont encadrés par des professionnels de l’écoute et réalisés avec tout le tact, la retenue et le doigté nécessaire.

    Concernant l’éradication pure et simple des ECPA à la Réunion, aucune explication n’a été donnée. C’est le déni des victimes, des bénévoles et du travail accompli ; d’une importante dépense d’énergie et bien sûr, pas de remboursement des frais de déplacement des bénévoles.

    Une vingtaine d’enquêteurs et plusieurs familles de victimes de la route ont été bernées.

    Il est permis d’espérer l’intervention du Préfet ou du Ministre afin de mettre un terme au gâchis, aux gaspillages pour que la sécurité routière retourne à la Préfecture où elle fonctionnait correctement depuis plusieurs années… avec la moitié des effectifs.

    Jean Pierre HADJELIS

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