Car surfing : quand le jeu tourne au drame

Un nouveau fléau a déjà fait deux victimes en un mois sur les routes du Québec. Surnommé le « car surfing » (littéralement, « surfer sur une automobile »), cette nouvelle pratique à haut risque consiste à monter sur le toit d’une voiture en mouvement.

Selon les autorités, l’attrait pour cette pratique extrêmement risquée serait dû en partie aux films hollywoodiens qui mettent de plus en plus souvent en scène des cascades périlleuses en voitures. Le film « Teen Wolf » daté de 1985 est l’un des premiers films qui ont influencés de nombreux jeunes à vouloir tenter l’expérience du car surfing. Plus récemment, des films tels que « Grindhouse » ou « Fast and furious » ont contribués à repopulariser une pratique tombée en désuétude.

Au Québec, le dernier accident de ce type date du 27 juillet dernier. Jessyka Gauthier, 18 ans, conduisait une voiture d’où son amie Gabrielle Dionne est tombée en pratiquant le car surfing. La jeune femme âgée de 17 ans avait chutée du coffre arrière. Plongée dans le coma, Gabrielle est décédée le 21 juillet.

Jessyka Gauthier est désormais accusée de conduite dangereuse et de négligence criminelle ayant causé la mort. Elle risque la détention à perpétuité.

Les deux vidéos présentées ci-dessous montrent des exemples de pratiques de car surfing. En cas de freinage brusque, la chute est inévitable et les conséquences dramatiques. De plus, le conducteur encours également de très lourdes sanctions. Ne mettez pas en danger votre vie inutilement. Les muscles des bras ne peuvent guère résister à une force de plus de 25 kg. Or à 50 km/h contre un mur, c’est une force de plus de deux tonnes qu’ils devraient développer pour retenir un corps de 75 kg. Il est impossible de se cramponner.

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