La dangerosité avérée des nouvelles technologies utilisées au volant

Les résultats de l’étude commandée, en 2009, par la Délégation interministérielle à la sécurité routière – DISR –sur la dangerosité de l’utilisation d’un portable au volant, révèlent que les nouvelles technologies augmentent le nombre d’accidents de la route.

Réalisée par des scientifiques de l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports (IFSTTAR) et par l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), l’étude s’est appliquée à rassembler toutes les données recueillies sur le sujet, à travers le monde.

Selon les chercheurs, l’usage des kits mains libres, autorisé en France, comme dans de nombreux pays de l’Union Européenne (sauf l’Espagne), est aussi dangereux que d’avoir le portable à l’oreille. En effet, l’attention est détournée de la route, de la même façon et conduit à de nombreux accidents corporels. L’étude les estime à 10 %. Parallèlement, un sondage, tenu entre novembre et décembre 2010, mené par l’Observatoire national de la sécurité routière, évalue à 2 %, le nombre de conducteurs qui utilisent un téléphone mobile en roulant ; une proportion qui atteint 3,3 % pour les conducteurs de véhicules utilitaires légers et 3,9 % pour les poids lourds.

Cette tendance s’explique par la prolifération des nouvelles technologies présentes dans l’habitacle : entre les terminaux embarqués et les Smartphones, les conducteurs ont beaucoup plus de raisons d’être distraits de la route. Beaucoup de conducteurs profitent des trafics congestionnés urbains, du matin et du soir, pour appeler ou regarder leurs mails ; malheureusement, ce comportement est également adopté lorsque le trafic est fluide.

Aujourd’hui, la question n’est pas forcément d’interdire tous ces nouveaux outils, mais d’établir des pistes de réflexions pour juguler leurs effets négatifs au volant. Pour parfaire ce travail, les pouvoirs publics vont réunir équipementiers et opérateurs de téléphonie, pour qu’ils œuvrent ensemble afin de trouver la solution adéquate, tout en prenant également en considération les avis du monde médical sur le sujet.

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