Ressources pédagogiques pour l'éducation routière et l'apprentissage du code de la route au collège



Que peut-on attendre d’un collégien ?

Un collégien apprend, tout au long de son cursus – de la 6ème à la 3ème – à connaître les enjeux de la route en elle-même : en effet, il s’approche progressivement du moment où il se trouvera, lui aussi, conducteur d’un engin motorisé sur la chaussée.

En ce sens, dès son arrivée en 6ème, l’élève connaît et applique impérativement tous les comportements d’un piéton prudent et responsable. Théoriquement, il n’est plus nécessaire de faire une sensibilisation aux dangers que court un piéton lorsqu’il traverse la route, par exemple – même si des petits rappels ne sont jamais de trop !

Par ailleurs, les jeunes collégiens possèdent très souvent un vélo. On attend d’eux, à leur âge, qu’ils aient le réflexe de mettre leur casque avant de partir et de porter un gilet jaune de sécurité. Seuls sur la route, ils sont en mesure de reconnaître l’espace dédié aux cyclistes (piste ou bande cyclable, route en l’absence de l’un de ces deux éléments).

Les enfants se déplaçant à vélo ont le droit de rouler sur le trottoir jusqu’à 8 ans seulement. Les collégiens sont donc considérés comme aptes à partager la route avec les autres usagers.

À la fin du collège, en 4ème et 3ème, les jeunes atteignent une certaine maturité et, dès 14 ans, ils peuvent passer le BSR en vue de conduire un scooter. À cet âge, certains se sentent invulnérables : il est donc impératif de rappeler à tout jeune prenant la route qu’il doit respecter les règles de priorité, de signalisation, de sécurité – afin de ne pas se mettre en danger et, également, pour protéger les autres usagers.

Les épreuves prévues au collège : ASSR 1 et 2

En classe de 5ème, les collégiens passent l’ASSR 1er niveau. Ils sont exposés à des situations sous forme de vidéos et doivent répondre aux questions afin d’obtenir au moins 10 /20. Généralement, peu d’élèves échouent à cette étape puisqu’ils connaissent déjà, à cet âge, les rudiments du Code de la route. Malgré tout, les élèves peuvent passer un rattrapage s’ils n’atteignent pas la moyenne. L’ASSR 1 est obligatoire pour se présenter à l’ASSR 2.

L’ASSR 2 se passe en 3ème. L’examen se présente sous la même forme que le premier – mais les questions sont plus pointues puisque l’élève est considéré comme un futur conducteur, à court terme, de scooter ou à plus long terme, d’une voiture. Comme pour l’attestation reçue en 5ème, il faudra obtenir, au minimum, la note de 10 /20 afin de valider l’ASSR 2. De plus, encore une fois, en cas de note en dessous de la moyenne, un rattrapage est prévu. Tous les élèves doivent finir par obtenir l’ASSR 1 et 2 puisque ces diplômes sont demandés lorsque l’on passe le BSR et le Permis de conduire.

Concrètement, quelle que soit la classe dans laquelle se trouve l’élève, celui-ci doit avoir passé l’ASSR 1 le jour de ses 14 ans (pour pouvoir tenter le BSR ensuite) et l’ASSR 2 le jour de ses 16 ans (pour pouvoir commencer la conduite accompagnée).

À noter : pour les élèves victimes d’une déficience visuelle les empêchant de se présenter aux ASSR, l’AER (Attestation d’Éducation à la Route) est plus adaptée.

Quelques idées d’exercices

Traditionnellement, au collège, les professeurs d’Histoire Géographie sont supposés faire l’éducation routière dans le cadre des cours d’Éducation civique. Pourtant, dans toutes les matières au programme, il est possible, à certains moments, d’ajouter un module sur la sécurité routière.

Pour les collégiens en classes de 6ème et 5ème, une entrée en matière peut se faire par l’intermédiaire d’exercices au sujet du comportement idéal à vélo. Vous trouverez sur le Net plusieurs éléments vous aidant à proposer des activités aux jeunes sur le sujet « Circuler à bicyclette ».

Au collège, les enseignants de toutes les matières ont facilement la possibilité d’accéder à des salles informatiques. En ce sens, réservez un peu de temps afin d’inviter les élèves à s’entraîner pour l’ASSR sur une plateforme d’exercices en ligne. Bien sûr, avant de laisser les jeunes naviguer sur ce site Internet, pensez à leur donner des éléments pour mieux comprendre le Code de la route, en rappelant certains fondamentaux.

Une véritable simulation d’examen s’impose avant de passer l’ASSR. Sur YouTube, vous pouvez trouver une vidéo d’entraînement pour l’ASSR 1 et pour l’ASSR 2.

En marge de ces exercices véritablement liés aux épreuves de l’ASSR, vous trouverez sur le site de l’association de prévention routière des éléments d’aide pour la prévention contre l’alcool et le cannabis. Cette sensibilisation peut être une parenthèse dans un cours de SVT, par exemple : démontrez aux élèves les effets nocifs de ces substances sur le temps de réaction, la confiance en soi ou encore la visibilité.

Par ailleurs, toujours dans le cadre d’une sensibilisation face aux comportements à risques, recherchez et téléchargez sur la toile des diaporamas pour animer un cours : « Qu’est-ce qu’un verre d’alcool ? » ou encore « Comment éliminer les effets de l’alcool ? »

Au final, même si le programme des élèves de collège est plutôt chargé – et ceci, à tous les niveaux, il reste toujours des petits moments pour mettre en place des cours de sécurité routière. En effet, lorsqu’ils sortent du collège, les élèves ont parfois presque 16 ans et sont donc amenés à passer le Code de la route en vue de commencer la conduite accompagnée. Il est donc important de les préparer à cette épreuve, l’ASSR 1 et l’ASSR 2 n’étant qu’un minimum à la sortie du collège.

Les axes majeurs de vos cours sur la sécurité routière seront probablement, dans un premier temps, la signalisation – qui doit être connue de la façon la plus précise possible à la fin du collège, puis, dans un second temps, la prévention contre les comportements à risques comme la vitesse excessive, la consommation d’alcools et de stupéfiants. Tous ces éléments s’incluent dans différentes matières et peuvent être inculqués aux élèves de façon progressive, en variant les supports et en suscitant tout leur intérêt.