Eco-conduite : Comment faire des économies d'essence
tout en conduisant plus propre

L'éco conduite ou conduite éco-citoyenne est le fait d'adopter un comportement de conduite (grâce nottament à la mise en oeuvre de différentes techniques) permettant des économies de carburant et un impact moindre sur l'environnement. Il est possible également d'employer le terme de "conduite économique et écologique". L’attitude "ECO" englobe toutes les mesures pour appliquer les principes de l'éco-conduite, pour être un éco-conducteur et enfin pour être éco-mobile.

Car si vous appliquez les règles de base de l’éco-conduite, en conduisant une voiture polluante, l’impact ne sera pas le même que si vous embrassez totalement l’attitude ECO, en associant voiture, trajet et conduite adaptés.


Etre un éco-conducteur


Pour s’inscrire dans une démarche écologique valable, il s’agit de s’attacher à plusieurs détails au niveau de la voiture : le choix de la voiture, son entretien, son chargement, ainsi que l’utilisation de la climatisation.

Choisir un modèle adapté à ses besoins et à ses trajets

Depuis mai 2006, les professionnels doivent obligatoirement afficher une étiquette énergie sur chaque voiture particulière neuve.
Elle y indique :

  • L’identité du véhicule : la marque, le modèle, la version, etc.

  • Le type de carburant : diesel, essence, GNV, etc.

  • La consommation de carburant aux 100 km (mesures effectuées selon la directive 80/1268/CEE modifiée 1999/100/CE)

  • Les émissions de CO2 indiquées en grammes par kilomètre parcouru (mesures effectuées selon la directive 80/1268/CEE modifiée 1999/100/CE)

  • Le positionnement de la voiture sur l’échelle des émissions de CO2 : il comporte sept classes de couleurs différentes (comme pour les appareils électroménagers), allant de A à G et chacune correspondant à une plage d’émissions de CO2.


Stress post-traumatique

Entretenir correctement sa voiture

Il faut savoir qu’un véhicule mal entretenu consomme plus de carburant (jusqu’à 25 % !) et, en conséquence, il pollue davantage. Il est important de vérifier :

  • L’absence de fuites moteur.

  • Les différents niveaux : Il est nécessaire de contrôler le liquide de frein, le liquide de refroidissement, l’huile et le lave-glace. Cliquez ici pour accéder à une vidéo de démonstration.

  • La pression des pneus : Depuis novembre 2012, une nouvelle réglementation européenne impose une étiquette énergie, pour mieux choisir ses pneus, selon les 3 critères suivants : la sécurité (adhérence sur sol mouillé), la consommation de carburant et le bruit de roulement externe des pneumatiques.

Le chargement de la voiture doit être bien réparti

Facteur d’influence direct sur la consommation, le chargement doit impérativement être réparti dans le véhicule.

Si les galeries ou coffres de toit ne sont pas nécessaires, il faut les démonter. A noter que la seule présence des barres de toit augmente la consommation de 10 %.

La climatisation : A consommer avec modération

La climatisation est un luxe, qui offre aussi bien du confort que de la sécurité (lorsqu’il s’agit de désembuer les vitres) mais elle augmente la consommation de carburant de 10 %, sur la route et de 25 %, en ville. Sans parler des 15 % de CO2 rejetés sur 100 kilomètres. Aussi est-il recommandé de l’utiliser raisonnablement.

Dans le même esprit, il est préférable de fermer les vitres – en particulier à grande vitesse.


Etre éco-mobile


Aux directives d’éco-conducteur doivent s’ajouter celles relatives à l’éco-mobilité. Cette dernière consiste à privilégier le transport le moins polluant et le moins consommateur en énergie, pour réaliser son déplacement.

En privilégiant un mode de déplacement solidaire ou collectif, on agit :

  • Sur la fluidité du trafic.

  • Sur la réduction du nombre de véhicules en centre-ville.

  • Sur la réduction du bruit et de la pollution.

  • Sur la réduction du risque d'accident.

Pour développer son éco-mobilité, il est nécessaire d’avoir conscience de certaines données :

En ville, le quart des trajets fait moins de 1 km et la moitié, moins de 3 kms. La plupart du temps, la marche à pied, le vélo ou les transports en commun, sont les choix les plus adaptés. Comme en témoigne ce petit tableau récapitulatif :

Aujourd’hui, au-delà de la marche à pied, du vélo ou des transports en commun, qui ne peuvent pas satisfaire tous les déplacements, il existe de nouveaux modes de déplacements :

  • L'auto-partage : il s’agit d’un service qui propose d’utiliser une voiture à la demande, moyennant un coût. Une solution simple, sans avoir à se soucier de l’entretien, du stationnement et de l’assurance du véhicule.

  • Le covoiturage : il s’agit d’un service qui permet de partager sa voiture sur un même trajet. Lorsqu’on sait que 80 % des usagers sont seuls dans le véhicule, ce système permet de réduire les frais de déplacement (essence, péage).

  • L’intermodalité : il s’agit simplement d’associer plusieurs modes de transport, comme par exemple, la voiture jusqu’au parking relais, proche du tram. Cela permet de limiter les embouteillages du centre ville, les difficultés de se garer et le coût de l’essence engagé, inhérent à ces difficultés. A noter que la plupart des parkings relais dispose d’une formule, qui associe les bus et les trams de la ville.


Les principes de l'éco-conduite


Si l’écologie est au cœur de vos considérations, le comportement le plus adapté est de ne pas conduire sa voiture. A défaut, la conduire le moins possible (éco-mobilité). Et dans ces cas-là, il convient d’observer les règles de l’éco-conduite, destinées à réduire la consommation de carburant, la pollution, le bruit, le risque d’accident, tout en réalisant de petits économies.

Voici quelques chiffres éloquents :

  • La différence de consommation, entre une conduite calme et une conduite nerveuse, peut atteindre 40%.

  • Le fait de rouler à 120 kms/h au lieu de 130 kms, sur un trajet de 100 km, permet de faire des économies de carburant et ne vous fera « perdre » que 4 minutes !.

Les 10 principes de l’éco-conduite - naviguant invariablement entre maîtrise du véhicule et maîtrise de la circulation :

  • 1 - Appuyez sur l’accélérateur franchement, pour changer de vitesse rapidement et stabiliser votre allure au plus vite.

  • 2 - Changez les rapports à bas régime moteur, soit dès 2 000 tr / min, pour une voiture diesel et dès 2 500 tr / min, pour une essence.

  • 3 - Maintenez une vitesse stable.

  • 4 - Circulez sur le rapport de vitesse le plus élevé.

  • 5 - Conduisez de façon souple et évitez les départs, les arrêts et les accélérations inutiles.

  • 6 - Ralentissez progressivement et lâchez à temps l’accélérateur.

  • 7 - Maintenez les distances de sécurité.

  • 8 - Anticipez pour ne pas subir la circulation.

  • 9 - Réduisez votre vitesse d’une dizaine de kilomètres/heure.

  • 10. Utilisez correctement votre voiture :

    • a - Ne faites pas chauffer le moteur à l’arrêt.

    • b - A froid, roulez en douceur sur les 2 premiers kilomètres.

    • c - Coupez le moteur en cas d’arrêt prolongé (plus de 20 secondes).

    • d - Utilisez les accessoires électriques de manière raisonnable.

Aujourd’hui, certaines options, présentes dans les voitures récentes, peuvent faciliter l’application de ces règles :

  • Le « Stop and Start » automatique du moteur, permet de réduire de 10 à 15 % sa consommation.

  • Le régulateur de vitesse est également intéressant sur terrain plat, sur autoroute et avec un trafic faible et fluide..

  • Le limiteur de vitesse permet de réguler la consommation.

  • Le GPS permet, quant à lui, de réduire les distances et le temps de parcours.


L'éco-conduite évaluée lors de l'examen du permis de conduire


Sous l’influence du Grenelle de l’environnement, la réforme du permis de conduire (2009) a intégré la dimension « Eco-conduite » dans l’évaluation de son examen pratique. Grâce à elle, vous pouvez désormais obtenir des points BONUS, à l’image de la courtoisie au volant, autre facteur de sécurité.


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