Stage de récupération de points : principe

Le stage de récupération de points, officiellement appelé stage de sensibilisation à la sécurité routière, est une formation de 2 jours consécutifs dans un centre agréé par la préfecture. Il a un double objectif :

Le stage n’est pas un examen : il n’y a pas de test final, mais une présence active et assidue pendant les deux jours est obligatoire pour valider la formation.

Stage volontaire : quand et pourquoi le faire ?

On parle de stage volontaire lorsque vous décidez vous-même de suivre un stage pour éviter de trop fragiliser votre permis.

Pour pouvoir récupérer des points grâce à un stage volontaire, il faut notamment :

Le stage volontaire est particulièrement conseillé lorsque votre solde de points devient faible (par exemple 4 ou 3 points) et que de nouvelles infractions pourraient entraîner une invalidation de votre permis.

Stage obligatoire en permis probatoire

En permis probatoire, certaines infractions déclenchent un stage obligatoire. C’est le cas lorsqu’un jeune conducteur commet une infraction entraînant le retrait de 3 points ou plus en une seule fois.

Dans ce cas :

Ne pas respecter l’obligation de stage dans le délai imparti peut entraîner une amende importante et une suspension du permis.

Stage imposé par la justice

Dans le cadre d’infractions plus graves, le tribunal peut ordonner un stage de sensibilisation à la sécurité routière comme peine complémentaire ou alternative aux poursuites.

Dans ce cas, le stage a avant tout une vocation pénale et éducative. Sauf situation très particulière, il ne permet pas de récupérer de points, même si son contenu ressemble à celui d’un stage de récupération classique.

Déroulement d’un stage

Le stage se déroule sur 2 jours consécutifs de 7 heures chacun, soit environ 14 heures au total. Il est animé par :

Le contenu suit un programme officiel et comprend en général :

Les groupes sont généralement composés d’une dizaine de participants, parfois un peu moins ou un peu plus. La participation active est attendue : le but est de réfléchir sur ses propres habitudes de conduite et d’identifier ce qui doit changer.

Quand envisager un stage de récupération de points ?

Vous n’êtes pas obligé de faire un stage dès la première perte de point(s). En effet, les points peuvent aussi être récupérés automatiquement après un certain délai sans infraction (6 mois, 2 ans, 3 ans suivant la gravité de l’infraction).

Le stage devient intéressant lorsque :

L’important est de ne pas attendre d’être trop proche des 0 point. Une fois la lettre 48SI reçue (invalidation du permis), il n’est plus possible d’utiliser un stage pour reconstituer votre capital.

Démarches pour s’inscrire à un stage

Pour s’inscrire, il faut choisir un centre de stage agréé par la préfecture. Vous pouvez participer à un stage dans n’importe quel département.

Concrètement :

Après votre inscription, vous recevez une convocation avec l’adresse, les horaires et les pièces à apporter (pièce d’identité, permis de conduire, lettre 48N ou 48M si vous en avez reçu une, etc.).

Combien de points peut-on récupérer et quand ?

Un stage de sensibilisation permettant la récupération de points vous donne droit à jusqu’à 4 points, dans la limite du plafond de votre permis (12 points pour un permis classique, ou plafond de 6, 8 ou 10 points selon l’avancement du permis probatoire).

Quelques points clés à retenir :

Une attestation de stage vous est remise à la fin des deux jours. Quelques semaines plus tard, vous recevez une lettre (lettre 47) du ministère de l’Intérieur confirmant officiellement la récupération de points.

Le stage de récupération de points est donc un outil très utile pour éviter l’invalidation du permis tout en prenant conscience des risques de la route. À condition d’anticiper (avant la lettre 48SI) et de respecter le délai d’un an entre deux stages avec récupération, il permet de garder un capital de points suffisant et de repartir sur de meilleures bases au volant.


Dernière mise à jour : novembre 2025.