boite manuelle ou boite automatique : mon opinion

Boite de vitesse automatique

Journal d’un apprenti conducteur

Le choix que j’ai fait il y a déjà quelque temps a été d’apprendre à conduire sur une automatique. A la suite de quoi mes proches m’ont exprimé de vives réactions, voire du mépris. J’ai une question : Pourquoi tant de haine envers les boites automatiques ?

 

Depuis que j’ai avoué ma préférence pour la transmission automatique, les gens m’ont opposé toutes sortes d’arguments étranges et extraordinaires pour me convaincre que je me trompe lourdement. Parmi eux, voici mon préféré :

 

« Si tu apprends sur une automatique, tu ne sauras jamais conduire une voiture manuelle ».

 

De toute évidence, c’est un peu le but recherché. Je me vois mal au volant d’une automatique me dire « Ah,là là, ce que j’aimerais manipuler le levier de vitesses et la  pédale d’embrayage, remonter le temps et même introduire un peu de plomb dans mon essence !».

 

Les autres arguments que j’ai fréquemment entendus sont le fait que les voitures manuelles consomment moins (c’est discutable), que les automatiques sont plus chères (tout comme les Bugatti, on n’a rien sans rien), et le plus extrême : « Imagine que tu doives rentrer chez toi et que la seule voiture à laquelle tu aies accès soit une manuelle ? ». Comme si un scénario pareil allait se présenter un jour !

 

Un ami Américain a assez bien résumé ma position dans le débat sur les manuelles et les automatiques en me disant un jour, dans un accent texan léger mais non moins retentissant :

 

« Je ne vous comprends pas, vous les Français et votre passion pour les manuelles ; vous vous prenez tous pour des pros de la Formule 1. Les automatiques n’ont pas été inventées pour rien : elles facilitent la conduite. Pourquoi faut-il toujours que les Français s’accrochent à leur baguette, leur camembert et autres traditions ? ».

 

Voilà qui était bien dit ! Je conduis pour le confort. Je ne vis pas dans l’illusion qu’un jour, alors que je roulerai sur l’autoroute,  celle-ci se transformera subitement en circuit de Formule 1 et que Alain Prost, assis sur le siège passager, me dira :« Vas-y mon pote, je compte sur toi pour la remporter, cette victoire ! » Cela n’arrivera pas.

 

Je comprends qu’on puisse préférer les manuelles : certains apprécient une certaine façon de conduire. Tout comme certains mettraient leur main à couper que les vinyles jouent une musique de meilleure qualité.

 

Ce dont je doute cependant, c’est que sur l’ensemble des conducteurs français, 75 % soient des fanatiques du maniement du levier de vitesses et de la pédale d’embrayage. Je rejoins mon ami texan sur le traditionalisme des Français. Nous aimons à arguer que les choses plus anciennes procurent une meilleure expérience, et dissuader ceux qui voudraient s’écarter du troupeau.

 

Si on compare notre traditionalisme à ce qu’il se passe aux États-Unis, où la nouveauté est presque immédiatement dépassée, on constate que seules 6,7 % des voitures étaient manuelles aux États-Unis en 2010, contre 75 % en 2013 en France.

 

Je souhaite que les apprentis conducteurs actuels et à venir ne soient pas endoctrinés ou forcés à opter pour une manuelle. Ce qui est vu comme la norme chez nous fait l’objet de critiques ailleurs. Et puis, qui a décrété qu’il fallait se plier à la norme ?

 

En fin de compte, qui conduit votre voiture : vous, ou les as du volant auto-proclamés qui soutiennent qu’une manuelle « procure de meilleures sensations » ? Choisissez ce qui vous convient le mieux, en écoutant vos besoins et vos désirs.

 

A ces as du volant qui pensent que les manuelles sont pour les pros et qui laissent les automatiques aux fillettes, j’aimerais dire que des marques telles que Ferrari ou Jaguar n’ont pas arrêté la production de voitures manuelles sans raison : elles n’étaient tout simplement pas à la hauteur. Je vous laisse réfléchir là-dessus !

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