Les accidents de la route en France

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Accidents de la route en France


Statistiques 2014 concernant les accidents de la route en France

En France, le nombre de tués dans un accident de la route est en baisse constante depuis 2002. Les chiffres de l'année 2007 permettent d'enregistrer une baisse totale de 40% en 5 ans. La gravité des accidents de la route en France semble donc être en recul, mais ce chiffre encourageant doit être relativisé : en Suède ou en Grande-Bretagne, on compte 40 à 60 % de tués en moins par an.

Les chiffres de l'accident de la route en France sont fournis par l'ONISR (Observatoire National Interministériel de Sécurité Routière), qui exploite pour l'essentiel les Bulletins d'Analyse d'Accidents Corporels (BAAC) remplis par les forces de l'ordre après intervention. Pour les accidents de la route non corporels, l'ONISR peut s'appuyer sur les chiffres des assurances auto.

En 2014, 3384 personnes ont trouvé la mort dans un accident de la route (sur le coup ou dans les 30 jours qui ont suivis), contre 3268 en 2013. Si le taux de mortalité des accidents de la route est en baisse, l'amélioration ne concerne pas pour autant l'ensemble des usagers. Le nombre de tués chez les piétons et les usagers de deux-roues motorisés (motos, scooters, mobylettes) reste malheureusement stable. La baisse enregistrée pour la mortalité par accident de la route concerne donc essentiellement les conducteurs et les passagers de véhicules légers (voitures de tourisme).

Paradoxalement, le nombre d'accidents de la route provoquant des blessés (graves ou légers) a sensiblement augmenté pour l'année 2007. En 2006, on comptabilisait 102 125 blessés, contre 103 201 en 2007. Pour expliquer cette augmentation, on peut invoquer la hausse constante du trafic moyen journalier depuis 20 ans, qui engendre nécessairement des accidents de la route et des accrochage plus ou moins sérieux.

Comment sont calculés les statistiques concernant les accidents de la route ?

Les statistiques des accidents en France permettent à la fois de chiffrer les dégâts enregistrés chaque année sur la route, et d'analyser les modifications de comportement des conducteurs de véhicules motorisés, des cyclistes et des piétons. Pour pouvoir interpréter correctement les statistiques, il convient toutefois de comprendre sur quelle base elles sont calculées.

Chaque année, l'ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière) diffuse un rapport qui offre différentes statistiques et comptabilise le nombre d'accidents, corporels ou non, de tués et de blessés (graves et légers). Basé essentiellement sur les BAAC (Bulletin d'Analyse d'Accident Corporel) établis par les force de l'ordre après intervention, ce document représente l'unique support chiffré mis à la disposition des professionnels et du public, et sert de référence pour tous les calculs statistiques ultérieurs.

Depuis le 7 juillet 2004, les statistiques de l'ONISR sont harmonisées avec les définitions de gravité appliquées par la plupart des pays européens. Cette mesure affecte essentiellement le calcul du nombre de tués. Jusqu'en 2004, ce chiffre tenait compte des personnes décédées sur le coup de l'accident, et dans les 6 jours qui suivaient. Pour pouvoir effectuer des comparaisons à l'échelle européenne, les statistiques du nombre de tués incluent à présent un délai de 30 jours après l'accident.

Les statistiques de l'accident de la route font état de différents termes qui décrivent des situations bien précises. Les accidents (mortels ou non) sont qualifiés de corporels lorsqu'ils provoquent au moins une victime, c'est-à-dire une personne qui a eu besoin de soins médicaux. Parmi les usagers, on distingue les indemnes des victimes. Les victimes peuvent être des tués ou des blessés. Au sein des blessés, les statistiques différencient les blessés légers (qui ont reçu des soins mais sont restés à l'hôpital moins de 24h) et les blessés graves ou hospitalisés (qui sont restés à l'hôpital plus de 24h).

Qui sont les principales vicitimes des accidents de la route ?

Les accidents de la route font chaque année des milliers de victimes. En 2007, on relève un total de 107 821 victimes, soit 4620 morts et 103 201 blessés.

D'un point de vue juridique, une victime d'accident de la route est un usager de la route (conducteur de voiture, cycliste, motocycliste, piéton etc.) impliqué dans un accident et non indemne. Une victime peut être tuée (décès sur le coup ou dans les 30 jours suivant l'accident) ou blessée. La gravité des blessures des victimes les range soit dans la catégorie des blessés graves, ou hospitalisés pendant plus de 24h dans un hôpital, soit dans la catégorie des blessés légers qui sont restés moins de 24h en hôpital. Les statistiques relatives aux victimes des accidents ne prennent pas en compte les éventuels traumatismes psychiques.

L'étude du profil des victimes de la route est essentiel pour améliorer les règles de la sécurité routière. L'âge, le sexe et le moyen de locomotion sont donc systématiquement reportés dans les rapports statistiques afin de cerner les catégories d'usagers qui sont les plus exposées. En 2007, on constate par exemple que la baisse du nombre de tués profite essentiellement aux conducteurs de véhicules légers (voitures de tourisme), tandis que le nombre de victimes chez les utilisateurs de deux-roues motorisés et les piétons reste identique.

Parmi les victimes de la route, les jeunes de 18 à 24 ans sont les plus touchés. Avec 981 tués en 2007, cette tranche d'âge cumule à elle seule 21 % des décès suite à un accident. Le nombre de blessés est également éloquent : 22 992 blessés en 2007, soit 22 % du chiffre total. Juste derrière les jeunes, les seniors (65 ans et plus) représentent la deuxième catégorie la plus exposée, avec 884 tués en 2007, et 8 325 blessés. Leur plus grande fragilité physique aggrave les conséquences de tout accident, et, parmi les piétons tués, 52 % des victimes sont des seniors.