Des tricycles pour les quadras

Bien loin de jouer la cinquième roue de la charrette, qui gêne plus qu’elle n’aide dit le proverbe, le scooter a trois roues remporte actuellement un grand succès.

Piaggio, MP3 400 LT

Lancé par Piaggio en 2006, le MP3 400 LT se vend aujourd’hui à tour de bras : pour le 1er semestre 2009, les ventes de ce scooter à trois roues ont enregistré une augmentation de 13%… contre une baisse de 7% pour les deux-roues « classiques », motos et scooters. Des chiffres qui surprennent même les dirigeants de Piaggio…

La clé du miracle ? Une disposition légale qui autorise les détenteurs du permis B à conduire sans examen supplémentaire un véhicule de plus de 125 cm3… à condition qu’il ait trois roues au moins. Ce texte appelé « homologation tricycle » favorise nettement le scooter à trois roues depuis que la conduite d’une moto de plus de 125 m3 nécessite, elle, le passage du permis A.

Pour l’instant, les aficionados du scooter à trois roues sont majoritairement des citadins vivant à Paris ou en région parisienne (52 % selon Piaggio France), avec une moyenne d’âge tournant autour de la quarantaine. Le prix d’un scooter à trois roues est en effet trop élevé pour s’adresser à une clientèle plus jeune : selon la puissance du scooter, qui peut aller de 125 à 400 cm3, la facture peut aller de 5800 à 8000 euros.

Fort de son succès, Piaggio annonce pour la rentrée la sortie d’un nouveau modèle, plus écolo puisqu’il roulera à la fois à l’essence et à l’électricité : un argument supplémentaire pour propager le scooter à trois roues dans les rangs des éco-citoyens, même si la prime versée par le gouvernement pour tout achat d’une « voiture propre » ne s’applique pas encore au scooter à trois roues.

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